EXTRAITS DES DOCUMENTS DES LIGNES POLITIQUES DE L’ORGANISATION DES FADAÏANS DU PEUPLE D’IRAN(MAJORITAIRE).

    سازمان فدائیان خلق ایران(اکثریت)

Organization of Iranian People’s Fadaïan (Majority)

L’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)

international-relations@fadai.org

                                                                                                                                     

 L ’Organisation a tenu son 13em congrès du 18 au 20 avril 2013 à Berlin, en Allemagne en présence des délègues membres de l’Organisation, ainsi de certains partis politique, des personnalités d’opposition iranien et des représentants étrangers.

Le 12em conseil central de l’Organisation a élu une commission à préparer des projets nécessaires en vu du 13em congrès sur:

1- La physionomie, les valeurs de l'Organisation  et son regard sur la société iranienne. 

2- Les évolutions de la société après la révolution.

3- Le programme de l’OFPIM pour la refondation démocratique de la société, la paix, la liberté, la démocratie, la justice sociale et de l’environnement.

4- La refondation démocratique du pays et notre stratégie.

5- Notre regard en tant qu’une force de gauche sur la mondialisation.

P.S. : les cinq premiers ont été discutés et soumis au vote des délégués de l’Organisation. Mais sixième la partie concernant de Plénitude historique de la vie de l’Organisation des Fédaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)  et ses  statuts d’aujourd'hui n’étaient pas soumis au vote. Parce que  nous croyons qu’en tant d’une grande partie de la gauche iranienne, son histoire  et son influence dans les cours politiques du pays est beaucoup plus vaste et son histoire doit être étudié et écrite par tous les historiens sans pré jugement.

6- Annexe : Un aperçu sur la plénitude historique de l’OFPIM et ses évolutions à nos jours.

 L’organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire) propose son programme pour la refondation démocratique  de la société et fait appel la classe ouvrière, les salarier, les intellectuelles et les forces de gauche et démocrate de nous accompagner pour réaliser la liberté, la démocratie, la justice sociale, la paix ; la protection de l’environnement afin de construire ensemble un Iran libre, démocratique et développé et pour le dépassement progressive du capitalisme vers le socialisme démocratique.

 

                                                                                  
La première partie  pages     2-4

                                 

                                                                                                                           La deuxième partie              4-16    

La troisième partie             16-17

                                                                                                                           La quatrième partie            17-32

                                                                                                                           La cinquième partie           32-36

                                                                                                                                      La sixième annexe             37-40

  

La première partie                                                                                       

La physionomie, les valeurs et le regard de l'Organisation des Fédaïans du Peuple d'Iran (Majoritaire).

OFPI (Majoritaire), est le défenseur de la paix, la liberté, la démocratie, le droit de l'homme, la justice sociale, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Notre Organisation souligne à la solidarité et la pluralité de mode de vie et du développement, la protection de l'environnement et la répartition  démocratique du pouvoir, des richesses, des opportunités et des informations du pays.

Notre Organisation soutient et lutte pour l'harmonie entre la liberté et l'égalité et la démocratie et le développement et la protection de l'environnement et pour assurer des conditions de vie décente et digne de l'homme pour tous les citoyens du pays, en créant  les conditions de dépassement du capitalisme au socialisme démocratique.

Nous sommes contre les ségrégations de classe, de sexe,  de race, ethnique et de religieuse et luttons contre toute sorte d'apartheid.

Notre champs d'action sociale est le monde capitaliste et la société capitaliste de l' l'Iran, au sein du quel la lutte de classe  est visible et réelle qui, oppose actuellement les travailleurs au capital, donc nous sommes dans le camp du travail. Le contenu de notre programme porte sur la défense des droits syndicaux et politiques des travailleurs, et les revendications et les aspirations démocratiques de la nouvelle classe moyenne de notre pays.

Nous nous considérons comme une organisation de gauche démocrate et socialiste.

Nous considérons les nouveaux  mouvements sociaux avec des  caractères démocratiques et progressistes (mouvement pour la paix, féministe ,,écologistes, contre les armes nucléaires et contre le racisme et pour  les droits de l'homme et les mouvements sociaux transnationaux) comme des phénomènes transformationnel  et des champs appropries pour être présent et la participation active des hommes et des femmes  et des groupes sociaux différents dans la vie sociale et politique des pays dans le but d'obtenir des meilleurs conditions démocratiques et juste pour vivre en paix.
Nous sommes les défenseurs de l’intérêt national et  pour une solidarité mondiale et contre la domination des  pays puissants et la mondialisation sous domination du marché financier  international, et les firmes transnationales. Et dans le processus de la mondialisation, nous sommes dans le rang  des combattants pour la liberté et la justice sociale pour un" autre monde, un monde meilleur".

Pour nous, les valeurs fondamentales et le socialisme démocratique, avant toute chose, consistent à proposer un projet pour le passage de l'Iran vers un pays moderne, développé, l'obtention des droits réels, de la démocratie, de la justice sociale, les droits de l'homme, la protection de la nature… . Et la fondation  d'une société solide, un Etat moderne, démocratique et séculaire qui fournissent le contexte d'un socialisme démocratique.


-La Liberté,

  C'est une valeur essentielle et de base de notre organisation. Pour nous, la liberté est un élément central du respect humain et tout le monde est libre dans sa pensée et ses croyances politiques, philosophiques, religieuses, scientifiques et. . Nous sommes contre toute forme d’ingérence dans la vie privée des citoyens sous quelque forme que se soit et contre toute sorte de propagande raciste et méprisante.

-Égalité et la justice sociale sont les valeurs fondamentales de gauche.

Nous insistons le rôle principal de l’Etat dans le partage du pouvoir et de richesse, et la garantie pour une vie décente comme d'avoir un logement et une couverture maladie, et une éducation gratuite pour tous.

 La propriété de l'état sur le secteur essentiel de l'économie et le service, l'organisation équitable du secteur de l'impôt, sont les mesures à garantir un partage de la  richesse et un contrôle sur le capital.

Nous soulignons l’étroite relation entre la liberté et l'égalité et nous croyons au partage de la richesse et non celle de la pauvreté .La richesse et le partage économique n'est possible que si le pays bénéficie d'une croissance économique.

Pour nous, le libéralisme économique et le néo-conservatisme, augmentent l'inégalité et de fracture sociale. Et ainsi se focaliser uniquement sur l'égalité et négliger la liberté pourrais créer les conditions pour un régime totalitaire et populiste.

L'égalité de droit entre femme et homme est un autre  aspect de notre lutte.

L'élimination des inégalités qui touchent les nationaux -ethniques est une condition essentielle pour le passage à la démocratie et au développement de notre pays.

Assurer l'unité du pays et la solidarité entre les peuples conditionné par garantie des droits égaux pour tous les nationaux- ethniques composants du pays.


-Les droits de l'homme,
Pour nous, les droits de l'homme sont des valeurs universelle et font partie des valeurs essentielles de notre Organisation.

-Démocratie,
pour nous, la démocratie est le meilleur système politique pour organiser la société humaine, pour gérer les affaires politique, économique et sociale .Ce système est le résultat des siècles des efforts et de lutte des hommes et des femmes, en particulier des mouvements des intellectuels, des travailleurs.
Notre Organisation, est farouchement opposée à toute sorte de dictature. Pour nous, le pouvoir est issu de la volonté du peuple, doit être limité dans le temps et tout changement du pouvoir doit être à l'issu de l’élection pacifique: Et le pluralisme politique doit être de mise. Pour assurer et renforcer la démocratie dans la société  iranienne, nous devons développer la société civile et  les organisations non-gouvernementales  au lieu et à la place de la" société de masse".


-La paix,
La paix est une exigence humaine et est indispensable aux peuples et en particulier à notre peuple qui a subi les effets néfaste de la guerre pendant des années. La cours aux armements doit cesser et le désarmement doit continuer et en particulier les armes de destruction massive.


-Sécularisme, la modernisation et le développement,

Nous défendons le sécularisme et le développement durable et humain, et nous défendons l'écologie  et nous sommes pour la séparation de l’État et de la religion.

-Ecologie,
L'accroissement explosif de la population mondiale, la croissance non-contrôlée des villes et de  l’industrie et l'exploitation sauvage et incontrôlée à la recherche du profit maximum de ressources naturelles, l'utilisation des énergies fossiles, et la mode de consommation actuelle, ont mis sérieusement  en danger notre planète. Nous devons changer notre façon de produire et de consommer. Il faut investir dans les énergies renouvelables, comme le vent, le soleil, et les vagues des mers et océans etc.

-Le Capitalisme
Comparant le capitalisme d'aujourd'hui à celui de  19ème siècles, le capitalisme pour sa survie et son développement, a accepté des différents régulateurs  politiquo-sociale.
et celui-ci est lié, d'une part son développement et la production en masse et son besoin des marchés nouveaux, l'utilisation des technologie avancée, et de l'autre part ,sous influence des mouvements ouvriers et socialistes, et les mouvements démocratiques et les luttes de l'indépendances, et des combats des femmes ont joué un grand rôle dans cette transformation du système capitaliste.
Le capitalisme est un système qui engendre de crise  et  malgré qu'il n'arrive pas à surmonter une fois pour tout, mais sa vivacité, lui  a permis, jusqu’à là de se régénérer. Malgré tout ce changement, on doit noter  que le fossé entre le capital et le travail existe et se creuse, l’accumulation des capitaux et la manière individuelle de posséder les profits, le nombre croissant des chômeurs, la concentration du capital au niveau des pays et du monde dans les mains d'une  minorité,  créent l'injustice de plus en plus flagrante.
Depuis quelques décennies, le capitalisme essaie de privatiser des entreprises publiques afin de briser les résistances des travailleurs organisés, et de réduire leurs acquis et de remettre  en question les acquis des travailleurs, en diminuant des services  et des biens publics pour les travailleurs. 
Le capitalisme  crée l'injustice et inégalité sociale au niveau national et mondial. L’exploitation sauvage des ressources naturelle, la course aux armements des destructions massifs et la création de système international appuyé sur le pouvoir militaire  et du capital financier mettent en danger les conditions de vie sur notre planète.
Nous sommes contre  un tel système  et nous ne croyons pas  que ce système est  la dernière formation  socio-économique possible.
Pour nous le marché et le capitalisme ne sont pas de même origine et la suppression du marché ne veut pas dire passage au socialisme. C’est une erreur de considérer  que le marché et la planification sont liés à la formation historique  et le passage du marché à la planification n'est pas du tout un passage du capitalisme au socialisme.
Le marché sans le contrôle social est susceptible de virer à la crise  et l’accumulation du capital dans la main d'une minorité met en danger la vie des vastes couches de la population. L’économie du marché  sans contrôle  est une catastrophe. Il est nécessaire que l'état contrôle et maîtrise le "marché".

-Socialisme démocratique:
Après l'échec du "socialisme du 20ème siècle», malgré quelques acquis importants pour l'humanité, la lutte de classe et pour des droits  n'est pas fini.
Ceci ne veut en aucun cas de dire  que le capitalisme est devenu "éternel"!
L'effort gigantesque des femmes et des  hommes  pour l'égalité, la justice sociale, et la solidarité entre les hommes, pour la paix et la préservation de notre planète continue.
A notre avis le socialisme n’est pas comme un système inévitable, mais  comme une affaire  de volonté  et de conscience politique.
Pour nous, le socialisme et la démocratie vont au pair, l'un sans l'autre ne veut rien. Ce socialisme est basé sur la démocratie, son  développement et  et son approfondissement continuel  dans le sens de la démocratie sociale et participative et directe. Dans ce système faire participer plus des gens dans la vie et de décision dans la gestion de la  société est indispensable.
Le partage du pouvoir et de richesses, et des opportunités et des informations pour l'évolution libre de chacun sont des conditions pour l'évolution de tous. 

La deuxième partie

Les évolutions après la révolution et la physionomie de l'Iran.
1-Le processus de l'évolution de la société iranienne.
La société iranienne essaie depuis plus de 150 ans de surmonter son retard historique et d'avancer vers le progrès, la démocratie  et les libertés fondamentales pour mettre la base et la fondation d'une société juste et moderne.
Malgré des pas en avent très importants par moments, le peuple iranien n'a toujours pas acquit la démocratie et la liberté.
Les monarques successifs et autoritaires et sans compétences, se procuraient le pouvoir et les biens publics, et le peuple ne jouait  aucun rôle.
Il y a cent ans,  La révolution constitutionnelle était un effort sans précédent du peuple d'Iran pour acquérir des droits et de la justice. Et celle –ci était unique dans son genre dans notre région.
Malheureusement cette révolution n'a pas pu réussir dans ses objectifs. Mais l'évolution et la modernisation de la société iranienne se poursuivaient  de manière dictatoriale par les rois Pahlavi.
Reza shah(le père du dernier shah d'Iran) instaura un Etat moderne et dictatorial.
La concentration des sources  et des moyens du pouvoir et l’affaiblissement des pouvoirs des féodaux, la création d'une armée moderne et l'appareil de bureaucratie nouvel, les réformes financières, la création des écoles à l’européenne  et l'enseignement des matières nouvelles, le développement du nationalisme iranien, la dissolution des tribunaux islamique (charia) et la création  du ministère de la justice et l’affaiblissement de rôle des  clergés ….etc.  Et  l’accélération de la formation de  classes sociales d'un coté et le monopole du pouvoir dans la main de Reza shah  et sa méthode dictatoriale de gestion des affaires du pays, l’anéantissement  des opposants  et des intellectuels et la suppression des tous les O.N.G de l’autre coté.
Au cours du règne de Mohammad Reza shah(le dernier shah d'Iran), la "modernisation  par le haut" et de façon despotique  a continué. La réforme agraire a mis fin au féodalisme. Cette réforme a soulevé les derniers obstacles pour l'instauration de capitalisme et a ouvert la voie à la croissance vertigineuse et à l’industrialisation du pays  et des progrès  dans différents domaines de la société. À la marge des ces réformes, l'économie du pays a connu des croissances historiques. Le nombre des alphabétisé a augmenté, et les écoles et les universités se sont développés à travers le pays et les femmes ont eu le droit de vote.
La croissance et le développement du capitalisme ont fait naître une couche de la bourgeoisie et l’expansion de la classe moyenne  et aussi la classe ouvrière. Cette réforme  dans l'organisation de la production sociale a ouvert la voie des villes aux forces du travail des villages et a développé les bidons -villes dans les marges des grandes villes.
Tout ce changement et mutation  ont affaibli la société traditionnelle et les classes, les  couches et les groupements d'avant-capitalisme, les féodaux, les tribus, les commerçants de Bazar  et la petite bourgeoisie traditionnelle et les clergés. Ce processus  a accéléré les relations  politico-économiques avec l'occident et en particulier avec les États -unis d’Amérique .La concentration du pouvoir dans la main du shah, a renforcé son despotisme et son pouvoir dictatorial  et la répression politique, l’interdiction des partis politiques et les opposants. Cette concentration  a crée des fossés énormes dans la société iranienne.

La" modernisation par le haut" et anti -démocratique (arbitraire) par le régime despote du Shah et son inattention  aux effets  sociaux et la négligence de la formation culturelle de la société iranienne ont favorisé le discours de retour en arrière et les tumultes et la mobilisation  de la société traditionnelle  et la formation  de la" société de masse ». 

 2-La Révolution de Bahman (février 79)
Cette révolution est le résultat du régime absolutisme de Pahlavi qui a préparé le lit de la contestation  anti- modernité de la société  traditionnelle et la tendance antidictatoriale de la nouvelle classe moyenne.
Cette révolution est également le résulté du fossé, entre la tradition et la modernité, entre la dictature personnelle du Shah et la revendication de participation démocratique au pouvoir et à la gestion politique des affaires.
A ce propos, il faut noter que deux  mouvements se sont convergé et influencé sur la révolution de 1979.  La révolution constitutionnelle de 1913 et le soulèvement de 1963, avec le soutien des couches et des groupes sociaux traditionnels et avec la mobilisation populaire. Les clergés, le bazar alliée traditionnel du clergé, et les déshérités ont joué un rôle important et en corrélation avec les forces démocratiques qui voulaient limiter le pouvoir du Shah pour changer la méthode dictatorial du régime, pour l'obtention et l'instauration de la démocratie. Celles-ci regroupaient essentiellement les couches modernes de  la nouvelle classe moyenne. Donc la révolution iranienne, pour mettre fin au régime du Shah, a réuni pour la circonstance ces deux forces.
Cette victoire a libéré les énormes  potentiel accumulé chez les couches les plus démunis, qui ont confondu  leur identité individuelle en identité collective et c’est ainsi les" masses populaires" ont été formée. Khomeini, le guide de la révolution, sous prétexte de soutenir les "déshérités», a pu mobiliser ces gens sans grand difficulté.
Cette révolution qui a pris le nom "d'islamique" a vu à sa tête le clergé chiite et un gouvernement qui a mêlé la religion et  l’Etat, et les lois islamiques ont une place prépondérante parmi les lois en vigueur en Iran. Et le régime se nomme "la république  islamique.
La constitution iranienne est écrite de manière duale qui mêle les lois islamiques et républicaine. Cette dualité s'est nourrît de la complexité de la société iranienne d'époque qui était  une société semi -traditionnelle et semi –moderne, donc à l'image des forces participantes à la révolution. Il faut souligner que la république islamique a instauré plus tard le système de "Velayat-Faghih"- la fonction est autant la gouvernance que l’interprétation du dogme religieux- dans lequel un guide suprême (autorité religieuse) est au dessus de tous même du  président de la république qui est élu au soufrage universel.
La révolution iranienne  était aussi contre les relations du pays avec l’occident et en particulier les États-Unis d'Amérique. Après la victoire de la révolution, tous les conseillers militaires américains ont été expulsés du pays. L’Iran est sorti de Pacte de Bagdad "CENTO"(1955-1979), une alliance militaire qui réunissait l'Iran, la Turquie, le Pakistan, Irak et La Grande-Bretagne. Et ensuite il a rejoint les pays non-alignés.
La révolution a mis fin à la domination de l'occident. Mais  la lutte contre l'Amérique a continué sous forme de la lutte" contre l'étrangers" et contre  la culture occidentale et contre la modernité.

3 -les évolutions après la révolution:
Après la victoire de révolution islamique et la formation de nouveau régime à la place et lieu de régime du shah, un climat politique de liberté est instauré et toutes les forces participantes à la révolution entrent en scène politique, mais malheureusement ce climat de liberté n'a pas duré trop longtemps et une nouvelle dictature sous la forme religieuse s'est reproduite.
Après la révolution, l'union entre les forces traditionnelles et modernes se fissure et les premières dissensions apparaissent. Les forces modernes et leurs représentants sont renvoyés à la marge du pouvoir par le bloc des clergés, le bazar et la gauche islamique. La répression contre les forces démocrates et de gauche a exercé sous différents prétexte. Des dizaines et dizaines d'iraniens ont été obligées de quitter le pays pour se réfugier à l'étranger.
L'islamisation de la société  a pris de tournure importante et finalement l'oligarchie du clergé s’est imposé à la tête du pays. Au début des années 80, l'opposition a pris des coups insurmontables et des centaines de leurs cadres exécutées et des milliers ont été obligé de s’installer (réfugier)  à l'étranger. Les forces et  les couches modernes de la société et leurs représentants ont été écarté  et marginalisé par le régime islamique.
Seulement les forces de deux courants de tendances islamiques bien enracinées dans la société, sont restées au pouvoir. Le courant  de droite traditionnelle (bazar- clergé) défendait les intérêts de bazar  et les clergés. Ce courant défendait et défende l'économie de commerce et de spéculation, il préconise le rôle le plus petit pour l'Etat. Le deuxième courant, c’est le courant de gauche islamique traditionnelle (la ligne d'imam), qui partageait les revendications des couches populaires et voulait la réforme agraire et le partage islamique d’économie, et voulait un rôle plus important pour l'Etat dans l'économie et la nationalisation de commerces extérieur.
La dissension entre ces deux factions islamiques a causé beaucoup de problèmes au régime à tel point que Ayatollah Khomeini lui même en personne, a ordonné la dissolution de tous les groupes et les partis islamiques dans le but de réunifier la base de son régime.
La gauche islamique (la ligne d'imam) avec le soutien de Khomeini a eu la main haute dans le partage du pouvoir jusqu'à 1989.Après la fin de la guerre Irak- Iran et la mort de Khomeini, l'appareil politique du régime a changé en défaveur des forces de gauche islamique .Les clergés et la bourgeoisie commerçante ont pris la position dominante.
La gauche islamique, après s'être écartée des organes du pouvoir, a subi des profondes évolutions politico-idéologiques. Un fort courant s'est formé en exigeant des réformes  dans l'appareil de l'état et les organes gouvernementaux .Les leaders de ce mouvement ont bien compris que les revendications de jeunes générations, des femmes  et des classes moyennes sont incorporés à des réformes importantes dans la vie politique iranienne. De cette incorporation est née le mouvement de réformes  qui dans son élan, a gagné l’élection présidentielle en 1997 et l’élection législative,  en amenant Mohammad Khatami à la présidence de la république. Ces changements ont beaucoup profité à la société iranienne dans son ensemble et dans les domaines de la liberté de presse et individuelle, et les droits des femmes et des minorités ethnique et religieuses etc. Mais ces réformes ont heurté à la résistance et à la réaction  du Guide suprême de "Velayat- Faghih" et les organes militaro-sécuritaires. Les limites idéologiques et les lacunes dans les démarches des réformateur et leurs attitudes monopolistes vis -à -vis des autres forces laïques et séculaires qui avaient  joué un rôle important dans la victoire des réformateurs, ont contribue à l'échec de cette politique et le retour à l'arrière  a commencé.
Dans les années 1980-90, en pleine guerre Irak-Iran, les organes gouvernementaux  et en particulier, les organes sécuritaires et militaires avec les écoles coranique ont formé la droite extrême. Ce parti se caractérise par le totalitarisme et fait l'apologie de la violence vis- à- vis des opposants .Ce courant n'a pas de base populaire mais il a d’étroite relations avec des forces de sécurité .La droite extrémiste, trouve son lit dans la droite traditionnelle. Pour s'opposer aux réformes avec l'aide d'Ali Khamenei (le guide suprême) et les commandants des pasdarans, elle a pu s'accaparer du pouvoir exécutif et législative. Pendant ces dernières années, avec l'aide du guide et des pasdarans, cette droite a mis la main sur la politique et l'économie du pays, à tel point qu'après s'être octroyé ces pouvoirs, le rapport de forces au sein du pouvoir a changé en sa faveur et contre les intérêts du clergé traditionnel. Les pasdarans, se sont offert les postes clés dans l'exécutif, la justice et au parlement. Sa participation dans les décisions stratégiques du pays, le projet nucléaire, la politique étrangère, et une présence active  dans les domaines  de sécurité, de l'économie  et  de la culture.

-Les évolutions social, culturelle et le changement de discours.
Pendant les trois décennies passées, le pays a vu des vrais changements profonds dans les principaux axes de la vie sociale. Les changements de la composition de la population et la croissance démographiques, la formation d'une société jeune, l'apparition d’une forte force de changement de la nouvelle génération, la croissance de la société civile et le passage d'une société semi- citadine à une société citadine , l'augmentation de nombres des personnes sachant lire et écrire et l’élévation du niveau d'études et en particuliers pour les femmes, l'apparition et l'augmentation du rôle des classes moyennes modernes.
Pendant ces mutations, la position du clergé, en tant que "le  doyen " et de forces de références s’est affaiblie, en revanche le rôle des intellectuels et des universitaires a augmenté. Donc L’émergence de ces nouvelles forces comme les références dans la nouvelle société iranienne. Avec de ces changements, ainsi qu’avec l’arrivée des médias internationaux  et l’apparition de l'internet et les différents effets de la mondialisation, les efforts déployés par le régime pendants des décennies pour une "harmonisation" sociale et idéologique sont tombé désuétude, et un horizon nouveau s’est ouvert pour des identités nouvelles et différentes.
Le discours patrimoniale traditionnelle(monarchie--religieux),le discours modernisme absolutisme de Pahlavi, et le discours traditionnelle idéologique, sont affaibli en faveur de discours de démocratie .La culture politique de la société déterministe de zéro à cent, noir et blanc ,révolution et anti- révolution, le rejet et la violence ,a basculé de quelques degrés et a changé de point de vue. Le gris est devenu une couleur dans les débats. Entre ombre et lumière, la tolérance et la compréhension, l'utilisation de moyens non-violent de luttes et le discours  pacifique ont pris une place importante dans la démarche des intellectuels et des activistes de cette société nouvelle.

-Les évolutions dans les relations capitalistiques de notre pays.
Le capitalisme, dans notre pays n'est pas le résultat de l'évolution et du processus historique de la société iranienne, mais la conséquence de l'arrivée de la culture et de civilisation occidentale, et l'exportation des marchandises, de technologie et du capital dans notre pays. Petit à petit le capitalisme a pris la forme et s'est développé. Pendant le régime du Shah, sous forme  marginal et en relation avec  le capital mondial, le capitalisme s'est développé. Comme il était  en étroit relation avec le régime, il s'est décimé après la chute de Shah. Mais la bourgeoisie  avec ses déboires, a pu continuer de survivre.
La révolution a nationalisé les grandes et les moyennes entreprises, et elle a coupé toute relation avec les capitaux  internationaux, et l’insécurité par la situation révolutionnaire, a causé  la fuite des capitaux du pays et en même temps le rôle de l'état a augmenté dans l'économie. La concentration sans précédent du capital et les moyens de production dans les mains de l'état et la création des différentes fondations sous couvert islamiques ont bien marqué cette époque.
L'échec d’islamisation de l'économie, et le coût pharamineux de la guerre Irak -Iran et ses résultats néfastes et catastrophiques, ont changé  la politique et la logique économique. Et le gouvernement a pris l’ordonnance d’ajustement  de fonds monétaire international et la banque mondiale. Et cela signifiait la privatisation et les effets  découlant de cette privatisation. Ce projet a été appliqué par le président  Rafsandjani sous le nom de  "l'époque de reconstruction ». Cette privatisation, en pratique, s'est transformée en économie de "rente" et le partage des unités de productions d'état aux différentes bandes au pouvoir y compris les militaires-sécurités.

Depuis la deuxième partie des années 2000, cette logique politique a dominé la logique économique. Assurer les intérêts des groupes partisans de la république Islamique est à l'ordre de jour.  Ce qui a mis sous  la pression et affaibli la production de secteur d'industrie. Et le renforcement des secteurs commerciaux, le transfert de la richesse de l'état vers les Pasdarans, qui jouent un rôle majeur dans l'économie du pays et la formation de la bourgeoisie militaire et commerciale.
L'anarchie et l’incompétence de cette nouvelle bourgeoisie, devenue milliardaire et l'économie sous- terrain, la corruption et les rentes sont quelques  particularités de cette bourgeoisie qui a vu jour sous la république Islamique.

-Changements dans l'économie du pays:
L'économie du pays dans les trois dernières décennies a vu les changements suivants et a rajouté les complications nouvelles à celles du système du Shah. La croissance incontrôlée de secteurs commerciales et intermédiaires, et les rentes pétroliers prennent un rôle de plus en plus important dans l'économie du pays. L'apparition de la mafia de puissance-argent et la corruption développée, la dépendance de l'économie du pays à la revenue du pétrole. L’absence totale de transparence dans les activités économique, l’Etat fat, le taux de croissance bien bas, la crise économique  et l'inflation etc. Ce sont les différents changements dans l'économie du pays. 

4-Les fractures sociales:
La société iranienne, en tant que société en mutation, a plusieurs fractures. Les fractures traditionnelles sont bien actives. Et de l'autre coté, les fractures de la société moderne apparaissent. À coté de ces fractures, notre société souffre de fractures plus importantes. Celle de  fracture entre la tradition et la modernité.
Ces fractures sociales sont pour certaines, historique  et pour d'autres structurelle, liée des classes sociales et politiques. Ces fractures dans notre société se renforcent mutuellement  et s'entassent. C'est pour cette raison que le potentiel  de lutte sociale  est bien élevé en Iran.
                              

-Fracture entre tradition –modernité:

Notre société est en train de passer à la société moderne et la fracture  entre la tradition et la modernité est une fracture fondamentale dans notre société. Depuis 150 ans, La vie politique en Iran est  influencée par cette fracture.

-La fracture entre la dictature et la démocratie :

Le régime dictatorial de la république islamique, domine et surveille la vie politique, sociale, et culturelle, et il contrôle les différentes espaces du pays. Cette dictature est un obstacle contre la fondation d'une société moderne et démocratique.  Et une large couche de la société veut la fin de la dictature.

-Fracture entre Sécularisme et le régime théocratique:

La république islamique a mêlé la religion à l'Etat,  d’où  la création d’un état  théocratique.

Mais en raison des changements politico-sociaux, de plus en plus des forces exigent la séparation de la religion et l’état et la formation d'un régime séculaire.

-La fracture de classe (Fracture entre la pauvreté et la richesse) le développement du capitaliste débridée , la mainmise(domination) des Pasdarans sur l'économie du pays, le pillage de la richesse du pays par différentes bandes au pouvoir et l’incapacité des gouvernants et leurs  politiques destructives  d'un coté, et l’accroissement de la population, l’exode des villageois vers les grandes villes, la baisse de niveau de vie  des travailleurs dû à la mauvaise politique du régime, la chute d’une partie des couches moyenne de la société vers les couches pauvres de l’autre coté ont grossit les rangs des pauvres et des sans-logis.

-Le sexisme.
L’augmentation significative du taux d'alphabétisation chez les femmes et les femmes instruites, et la prise  de consciences des femmes vis- à-vis de leurs droits et l'entrée des femmes traditionnelles dans les domaines sociales ont  profondément changé la position de la femme dans la société et aussi au sein de la famille.
Il existe un grand fossé entre la position de la femme et celle de la société patriarcale, le discours traditionnel idéologique et les lois de la république islamique. Avec les mutations sociales et la lutte des femmes contre les  discriminations, les forces progressistes et les femmes exigent l'égalité de droits entre les hommes et les femmes et  l’abolition des lois discriminantes.

-La fracture générationnelle
Notre société est une société jeune  et les générations qui ont vécu en république islamique, ont des vus et des revendications et l’attachement différents de celles des générations précédentes.
Cette génération connaît, par intermédiaire de l'internet et de satellite le monde, et  elle est en relation avec le monde extérieur et exige les mêmes libertés individuelles et sociales  et la  même vie que ses semblables  dans les  autres pays du monde moderne.
Les responsable du régime ne tolèrent pas les démarches et les discours et la mode de la nouvelle génération et ils veulent imposer leur mode de vie et de discours et des démarches. Ceci a crée et activé le fossé générationnelle.

-La fracture nationale –ethnique et le centre-les périphéries
Notre pays souffre de la crise de discrimination. La racine de cette crise est la négligence de considérer les particularités et les diversités ethniques des iraniens et du passage de la société traditionnelle à celle de la modernité. Le fossé national - ethnique est aggravé par le fossé  entre le centre (capitale) et les périphéries (le reste) du pays.

5-La mutation des classes:

-La classe ouvrière
En 1976, environ 5,3 millions de force du travail en Iran, (40,2%) formait la classe ouvrière iranienne. 84% d'entre eux travaillaient dans le secteur privé et 16%  dans le secteur public.
Avec le recule des relations capitalistique dans la première décennie après la révolution, nous avons vu une diminution considérable de la classe ouvrière et en particulier dans le secteur privé. Parce qu’une partie importante de la classe ouvrière d’Iran travaille dans les petites unités .les travailleurs travaillant dans les grandes unités sont plus conscients par rapport des ouvriers du bâtiment, petites minières, petites et moyennes entreprises.
     Après la révolution, les conseils ouvriers se sont formés  et les travailleurs ont noué des bonnes relation avec les partis et les organisations de gauches qui leur a permis de créer des organisations ouvrières  indépendantes .Mais le régime islamique, en menant une politique répressive a mis un terme toute organisations de gauche et  les activistes ouvriers. Et en revanche il a crée des "Conseils ouvriers islamiques" pour remplacer les" conseils ouvriers".
L’austérité économique et la privatisation, les crises des unités de productions et une loi votée à l'assemblée nationale exemptant les entreprises moins de dix personnes de respecter du code du travail, et la temporisation  des forces du travail et l'apparition des boites d'intérims, ont causé la perte énorme du pouvoir d'achat de la classe ouvrière. La menace permanente sur l’emploi et la banalisation des contrats du travail et le retard dans le paiement des salaires, ont rendu la classe ouvrière iranienne très vulnérable. Mais malgré le plus important groupe social du pays, elle a la part la moins importante dans les médias et la politique du pays.
Malgré une expérience très importante de lutte, la classe ouvrière iranienne soufre de désorganisation et de désunion et de manque d’organisations indépendantes, et elle n'est pas capable de se défendre toute seule devant l’agressivité du capitalisme et du gouvernement.
La répression politique a toujours empêché toute organisation ouvrière. La classe ouvrière iranienne est la partie intégrante des forces de progrès  et de changements. S’elle se réunit, elle Pourrat jouer un rôle important dans le mouvement démocratique et dans la lutte contre la dictature et répression,  et pour la démocratie  et la justice sociale.

-La classe capitalise:
La classe capitalise  en Iran  n'est pas homogène  et se compose de différentes couches : Bourgeoisie commerciale et de courtage traditionnel, d’industrielle, financière, Immobilier, militaire et l’émergents du nouveau bourgeoisie commerciale- courtage .Malgré, la fuite des nombre important des bourgeois  du pays pendant la révolution, les nombres des bourgeois se sont multiplié en trois, au cours des années 1976-1996 et on chiffre leur nombre à cinq cent mille personnes.35% d'entre eux sont actif dans le commerce et de courtage. 24% sont actif dans l'industrie et autant dans l'agriculture, et 16% travaille dans le bâtiment.
Si on trouve, dans une extrémité, des bourgeois proche de la petite bourgeoisie, dans l'autre extrême, on peut trouver des bandes des riches- puissances(les seigneurs et les fils du papa..., les personnes bénéficiant des rentes, certains affairistes, militaires) qui possèdent des richesses  sans précédentes.
La bourgeoisie traditionnelle de commerce (bazar) qui a des liens historique avec le clergé, a développé ses organisations dans les années 80 sous différentes formes, comme la chambre de commerce, organisation de l'économie islamique, comité d'aide d'Imam et les différentes caisses de crédits. Tous les leviers qui lui ont permis de gagner d'énormes richesses.
Dans les années 80 les changements ont commencé  dans l'appareil politique. Après la mort d'Ayatollah Khomeini, ces  changements ont pris  une tournure plus rapide. La bourgeoisie commerciale et rentière en relation avec le clergé  d'état  et leurs fils, se développent, et l'économie sous terrain  aide à son développement. Cette fraction de la bourgeoisie possède des avoirs légendaire et fait travailler son capital, essentiellement dans les secteurs de commerces imports- exports, les affaires très importantes, tertiaires, immobiliers, automobiles et les rentes.
Dans les années1990-2000, une couche de cette bourgeoisie s'est formée dans l'industrie. L'origine de son capital  est de rente et de son savoir faire. Cette couche de bourgeoisie s'est liée au reste de la bourgeoisie industrielle rescapée de la révolution pour former la bourgeoisie industrielle iranienne. Cette bourgeoisie a pu progressivement diminuer ses  liens avec l'état et fait l’expérience de vie indépendante.
Les banquiers privés et les institutions financières et de crédits  ont eu une croissance très importante, qui  constituent la bourgeoisie financière.
Des autres couches de la bourgeoisie sont les bourgeois immobiliers qui se composent  des propriétaires terriens  et les promoteurs immobiliers. Par le biais de la vente et de location des terres et des immeubles et l'achat des terres jachères et la construction, elles ont empoché des profits sans précédents.
La bourgeoisie militaire, sous couvert des activités économiques de Pasdarans et leur présence influente  dans la structure du régime, est en train de se former. Leurs relations étroites avec les Pasdarans leur permettent de bénéficier de rentes gouvernementales. En s'appuyant  sur le pouvoir politico-militaire. Elle  élimine ses rivaux ou bien les affaiblit pour s'octroyer la richesse du pays. Elle est entrée dans les diverse activités comme import- export, le trafic de marchandises, les grands projets du  pétrole et du gaz, de l’industrie, du  bâtiment,  ponts et chaussées, finances,  banques, sports etc.  Et elle devient du jour en jour plus puissante et elle est très répressive et totalitaire. Depuis deux décennies, particulièrement ces dernières années, une  nouvelle groupe de bourgeoisie commerciale a émergé.  Elle est différente de celle de la bourgeoisie traditionnelle .Elle n'est engagé  en rien et ne voit que ses intérêts, elle est  très pilleuse. Elle a les possibilités d’accéder aux sources financières du pays. Elle a le soutien du gouvernement et de Pasdarans, en usant des gigantesques revenues pétrolières, en inondant le marché intérieur des produits de consommations par importation, elle nuit à la production nationale de l'industrie et de l’agriculture.

-La nouvelle classe moyenne:
Cette classe est le résultat des échanges de l'Iran avec l'occident et celui de la modernisation du régime du Shah. Dans toutes les sociétés, la classe moyenne en générale  et les intellectuels en particulier, constituent l’une des bases principales de la démocratie. Leur positionnement, avant tout, n'est pas  économique mais elle a des raisons sociopolitiques et culturelles.
Les instituteurs, professeurs, les écrivains, les médecins, ingénieurs, avocats, etc. sont les éléments de cette classe moyenne. Cette classe transmet la modernité, la sécularité et les idées socialistes. Son exigence est l'instauration de la liberté et de démocratie, la création d'un Etat moderne et démocratique au lieu et place de l'Etat traditionnel et autoritaire. Elle est  pour la séparation de l'état et de religion et l’interdiction à l’accès du clergé au sein de la structure du pouvoir politique. Elle s’inspire à l’éradication de retards de développement  du pays. Une tendance de gauche parmi la nouvelle classe moyenne, a toujours soutenu la justice sociale et les réformes diminuant le fossé entre les riches et les pauvres.
Une autre partie de cette classe s’est mis au service du régime islamique. Mais la majeure partie de la classe moyenne dispose des conditions économiques, politique et idéologique nécessaires pour s’opposer à la république islamique.

-la petite bourgeoisie:

La petite bourgeoisie constitue la plus grande couche sociale en Iran.  Une grande partie de la petite bourgeoisie est traditionnelle (les petits commerçants, des artisanats, des petits boutiquières, etc..), et une autre partie la plus petite moderne. Son activité principale est la production, la vente et les services civiles et dans l'agriculture.

La partie traditionnelle de cette petite est une force non négligeable en période de crises politiques, les soulèvements et dans la révolution .Elle forme d'un coté la base sociale  des forces anti -modernité et contre l'influence de l'économie et de la culture de l'occident, et de l'autre coté elle est  la base sociale de l'islam politique. La coalisation entre commerçants et petite bourgeoisie a crée le dynamisme politique du bazar et a rendu la petite bourgeoise comme une force d'opposition puissante dans les mouvements de protestations (sociales).

Suite à la modernisation  et l'industrialisation du pays dans les années 1963-1979, la position de la petite bourgeoisie traditionnelle est affaiblit .Contrairement aux nouveaux  industriels, elle n'a pas bénéficié des politiques des protections du gouvernement concernant les facilités de crédits, les exonérations fiscales et les facilités douanières. L'effondrement  de la petite bourgeoisie  et les commerçants de bazar  et leurs attachements  croyances religieuses, ont formé  et complété l'idéologie de la révolution islamique. 

La petite bourgeoisie traditionnelle a participé très activement dans la révolution. L'une des conséquences de la révolution est l'accès au pouvoir politiques et économiques des  gens de l'origine de petite bourgeoise. La révolution  a considérablement promu  le pouvoir de marchandage de la petite bourgeoisie  sur les politiques du gouvernement.

La politique du gouvernement issue de la révolution a accéléré le processus de transformation d'une partie de la petite bourgeoisie en bourgeoisie .Un certain nombre d'entre eux sont devenus en peu de temps les grands riches. La particularité  de la bourgeoisie commerciale demeure dans sa conservatrice, elle défend l'économie de marché, elle est contre l'intervention de l'état dans l'économie, tandis que la petite bourgeoisie a comme la particularité d'être radicale. Elle est « Etatiste »,  elle reconnaît le rôle de régulateur actif  et dirigisme et pour la société un rôle de bénéficiaire passif. Dans notre pays, la droite l'extrême, reflète la petite bourgeoisie traditionnelle. Alors que la petite bourgeoisie moderne penche au contraire pour le libéralisme économique et du modernisme, elle profite du développement et de l’accroissement des bénéfices de la bourgeoisie.             

-Les Paysans.

Après la révolution, le processus de l’exode rurales vers les villes a continué et environne 50 % des villages ont été vidés de ses âmes ou perdu la majeure partie de leurs  populations. Il faut mentionner que la plupart des villages en Iran sont pauvres et leurs niveaux de vie et accès aux  biens d’existences sont faibles. Mais la vie rurale iranienne a fortement évolué durant ces trois décennies. La société rurale est sortie de l’économie fermée. La construction des routes, accès aux voies routières reliant les villes et les villages ainsi que aux installations urbaines, l’accès à l'électricité et  les services postaux ainsi que des télécommunications, le développent des réseaux et les crédits bancaires, le développement de la santé, l'accès à la scolarisation pour tous, la création des écoles dans le plupart des villages, l’accroissement de taux de l’alphabétisation, en particulier parmi les femmes, l’accès des enfants aux études universitaires, le développement des échanges ville/compagne , l’accès à la radiotélévision, la presse, l’internet et à la satellite, ont transformé de manière importante le modes de vie et de consommations et la mentalité des paysannes. Durant ces dernières décennies, les différences entre les zones urbaines et rurales ont été réduites et leurs ressemblances ont augmenté. Les paysans s’inspirent des modes de vie et culturelle citadines.

Les terres jonchères ou indivisibles ou confisqués ont été redistribuées aux paysans sans terre. Dans les premiers jours de la révolution, des conseils composés de 7 membres ont été formés et ont redistribué ces terres aux petits producteurs modérément aisés qui étaient déjà formés par la reforme agraire sous le régime monarchique des années 60. Avec cette attribution les superpositions des paysans ont relativement élevée.

Les paysans n’ont pas joué un rôle sérieux dans l’histoire récente de l’Iran et ses évolutions politiques. Ils ont été plutôt mobilisés par les groupes urbains. Le rôle et la position des paysans dans la structure économique du pays sont en décliné. Les paysans peuvent en liaison avec les classes éprises des reformes trouver leur place dans les développements politiques de l’Iran.

-Marginaux, pauvres et lumpens

Les marginaux, les pauvres et les lumpens sont des gens qui n’ont pas de position particulière et claire dans l’organisation sociale. Ils sont victimes de sous développement du pays, le capitalisme et les politiques économiques et sociales des pouvoirs politiques. L’existence de ces groupes date de pré-révolution iranienne. Toutefois, leur nombre s’est accru sous la République Islamique. Les statistiques et observations directes montrent que le nombre de ces groupes sociaux augment sans cesse en raison de l’exode des paysans, l’approfondissement de la crise économique, le licenciement massif des ouvriers des unités de production, la paupérisation et l’accroissement du chômage.

Les gens vivant sous des cartons, les habitants des bidonvilles, les sans-abris, les enfants travailleurs, les marchants ambulants, et les porteurs constituent une partie de ces groupes sociaux. Ces groupes qui n’ont pas des liens sociaux constituent une base sociale qui peut être mobilisés. Les puissants et les dirigeants charismatiques peuvent facilement mobiliser ces marginaux et pauvres qui sont atomisés en lançant des slogans populistes. Ces groupes peuvent facilement participer aux actions provocatrices. Ils peuvent être instrumentalisés comme des forces paramilitaires et répressives. Les marginaux et les pauvres peuvent participer à l’organisation sociale et se joindre aux autres groupes sociaux. Les lumpens, ne respectent pas les règles sociales et vivent par des vols et rançons ou des actions illégales. Ils n’ont pas une appartenance de classe, et durant différentes périodes de l’histoire de l’Iran ont servi le despotisme en intervenant contre les forces éprises de liberté.

6.Le clergé,  les Gardiens de la Révolution Iranienne:

-Le Clergé

Le Clergé est l’un des groupes influents qui dispose du prestige social et constitue une référence pour beaucoup de groupes sociaux. Si les dirigeants iraniens avant la révolution pouvaient s’immiscer facilement dans les droits et privilèges de la noblesse et des marchands, il n’en était pas de même en ce qui concerne les affaires et les privilèges des clergés.

Les programmes de Reza Shah (le père de Shah déchu) et les réformes du Shah déchu d’Iran ont affaibli la position sociale et politique du clergé, et ont provoqué la réaction d’une partie des religieux. Ainsi l’écart entre l’Etat et les clergés s’est creusé. Avec la révolution iranienne et l’instauration de Velayat Faguieh (l’ordre jurisprudence du guide suprême), l’oligarchie cléricale a instauré son pouvoir. Une partie du clergé a entré dans les organes du pouvoir et s’est convertie en autorités religieuses étatiques. Toutefois l’aura du clergé a terni auprès de la population en raison de leurs actionnes autoritaires et des changements structurales de la République Islamique durant ces trois décennies. Au fur et à mesure que les Pasdarans ont gagné  en puissance, la position du clergé dans la structure du pouvoir s’est détériorée.

Agissant comme une couche sociale, les clergés ont des intérêts en commun et jouissent d’une certaine stature et des privilèges dans la République Islamique. Mais concernant les orientations sociales et politiques, le clergé est divisé en différentes tendances : réformiste, conservateur et fondamentaliste. Une partie du clergé est pour la séparation de l’état et de la religion, et juge néfaste l’ingérence de la religion dans les affaires politiques. Les clergés réformistes s’opposent  au pouvoir et défendent les combats démocratiques du peuple.

-Gardiens de la Révolution iranienne

Les institutions traditionnelles (du pouvoir) sont affaiblies dans la société iranienne. Les politiques de la République Islamique, ont empêché que les institutions non gouvernementales  et les parties politiques fortes ne se développent et remplacent ces institutions. Dans ces conditions, les Pasdarans dotés d’une organisation structurée et hiérarchisée dont est basée sur la chaîne de « commandement / obéissance» se sont investis dans différents secteurs sociales, économiques et politiques du pays. Profitant de la faiblisse des parties politiques et institutions civiques, ils ont entré dans la structure du pouvoir. Les Gardiens de la Révolution avaient été formés au lendemain de la révolution du Février 1979 pour défendre celle-ci. Au fil de la guère avec l’Irak, les Pasdarans ont évolué vers une Armée classique et depuis la fin de la guerre, et en particulier la dernière décennie, vers un organe tentaculaire. Le corps des Pasdarans s’est progressivement institutionnalisé dans divers domaines et devenue un obstacle empêchant les changements politiques dans le pays.

7. Mouvements sociaux:

Les mouvements sociaux s’adjoignaient aux classes et forces réformistes, jouent un rôle important dans les évolutions politiques et sociales du pays. L’orientation générale de ces mouvements sociaux est anti dictature religieuse, et est pour l’abolissement de discrimination entre les sexes, classes sociales, nationales, religieuses et la démocratisation en Iran.

-Mouvement protestataire (Mouvement Verts)

Le mouvement protestataire qui s’est formé au lendemain du10ème élection présidentielle (2009) est en harmonie avec le mouvement démocratique du peuple iranien depuis trois décennies et pour les reformes démocratiques. Ce mouvement, connu sous le nom du Mouvement Verts, s’était formé avec le slogan «ou est mon vote " au lendemain d’élection contesté et frauduleuse. Suite à l’amplification de mouvement protestataire, le slogan «Mort au dictateur» est devenu central.

Ce mouvement a reçu le plus large soutien en Iran et à l’extérieur et par des institutions internationales. Ce mouvement est démocratique et réformateur. Il est antidictatorial et exige la démocratisation de pays. Malgré la répression qui s’était battue sur ce mouvement et son absence actuelle dans des rues, ce mouvement continue d’exister en prenant différentes formes. Ce mouvement a majoritairement émergé de la nouvelle classe moyenne et il n’a pas pu encore s'associer aux autres mouvements sociaux.

-Mouvement estudiantin

Le mouvement des étudiants est ancien et malgré une répression sévère, il a survécu. Ce mouvement a toujours été antidictatorial et pour l’indépendance, la liberté, la démocratie et la justice sociale. Il a toujours œuvré pour faire propager la conscience politique au sein du peuple, il a constitué une source pour donner des cadres aux organisations politiques iranienne et en particulier à celle de gauche. Le mouvement estudiantin est démocratique et aspire aux réformes (démocratiques). Il joue un rôle de premier plan dans la transition de l'autoritarisme vers des évolutions politiques démocratiques.

-Le mouvement ouvrier

Le mouvement ouvrier iranien est ancien et bien enraciné dans la société. Durant son histoire, ce mouvement a été confronté épisodiquement à des pauses et parfois longues. Mais à chaque fois que la situation politique l’a permis, les travailleurs se sont organisées pour défendre leurs intérêts corporatifs. Si le mouvement des travailleurs s’organise et s’unit avec les parties politiques et les organisations de gauche, il peut en tant que une force aspirant aux reformes démocratiques et défendant les intérêts des travailleurs de jouer son rôle dans la lutte anti-dictature religieuse et pour le respect de la liberté, justice sociale et la transition vers la vie démocratisation du pays.

-Le mouvement des Femmes

Avec l’élévation de nombre des femmes instruites et ayant une formation universitaire, la prise de conscience des droits de femme a progressé parmi les femmes. Durant la dernière décennie, le mouvement des femmes a entrepris des larges activités contre les lois anti-femme de la République Islamique et contre le machisme et la domination  masculine. Il a toujours défendu l’égalité des droits des femmes et des hommes. Malgré les pressions du régime, la défense des droits des femmes et la promotion du féminisme ont remarquablement marqué des pas importants en avant et ont joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour la démocratisation du pays. C’est un mouvement dynamique et anti-discriminateur entre les sexes. Il acte dans le domaine juridique, les droits de l’Homme et pour le progrès de la démocratie. Il constitue l'un des principaux composants du mouvement pour la démocratisation du pays.

-Le dynamisme national-ethniques

Depuis la révolution, et en particulier durant ces deux dernières décennies, le mouvement nationale- ethnique s’est développé à travers du pays et parfois même devenue un mouvement puissant. Au sein de ce mouvement,  différentes tendances existent : extrémistes avec inspiration séparatiste, et la tendance circonspecte et revendiquant les droits à la justice en menant des luttes pour les droits nationales et ethniques. Cette dernière mène ses activités dans le cadre de l’Iran uni et revendique une structure décentralisée pour la gestion du pays. Cette tendance peut jouer un rôle constructif, en s’associant aux organisations politiques qui agissent à travers du pays et au mouvement pour la démocratisation du pays afin de garantir les droits ethnico-nationaux des différentes nationaux Iraniennes.

8-Les forces politiques:

Dans le processus de modernisation de notre pays,  Le pouvoir politique a eu toujours de tendance centralisatrice. Il ne s’est pas accommodé à la répartition du pouvoir et la participation des groupes, des organisations et des partis politiques. Il a toujours réprimé  les forces d’opposition et de critiques. Ceci a empêché les partis politiques à devenir les principaux acteurs sur la scène politique, l’extension de multipartisme dans la société, la possibilité de lien avec les classes sociales, et le reflet de leur revendication via les partis politiques. C’est pourquoi la politique en Iran a été le théâtre de nombreuses d’émerveillements et des surprises.

Cependant les fractures sociales sont l’origine des tendances et des courants politiques dans la société et ainsi que le gouvernement. La société iranienne est une société qui a une structure pulvérisée et fragmentée, et l’existence de ces fractures  peuvent nous créent un système pluraliste et diversifiée des tendances et des courants politiques. Afin d'assurer la stabilité politique  dans une société fragmentée, il est nécessaire de créer un consensus. Ainsi, la formation d'une alliance politique est une des priorités de notre société.

9.République islamique et sa structure politique.

La République islamique est un Etat idéologique, et ses structures sont fondées sur l'intégration de la religion et de l'état et la gouvernance du clergé chiite. Le guide suprême est au centre de la structure du pouvoir.

Les caractéristiques de l’état idéologique sont : politisation de la société et ses intérêts dans la première décennie de la révolution sous la domination d’un leader charismatique,  la politisation de la société fondée sur un islamise traditionnel, exclusion des dissidents et d'ingérence dans la vie privée.

La république islamique est  un état rentier favorisant le clientélisme, sa politique et son pouvoir sont basées sur la richesse, la propriété et le privilège.

La loi constitutionnelle de la république islamique est un texte  de multi facettes dans laquelle a été combiné de différentes sources religieuses et politiques. La structure politique de la République islamique est formée par des éléments d’un état charismatique, traditionnel, religieux, légalitaire, totalitaire, et sultanisme (califat islamique) qui se reflète dans la constitution.

-La période  Charismatique 1979-1989

Durant ces années, la république islamique était sous l’autorité charismatique de l’ayatollah Khomeini. Bien que l’autorité charismatique et traditionnel  a été intégré dans la constitution, mais l’ayatollah Khomeini était le centre de la politique dans cette période. L’autorité charismatique avait deux définitions : L’une, c’était l’intérêt et l'idéologie des classes et des couches traditionnelles qui avaient été endommagés par le processus de modernisation ; l’autre c’était le tas de gens  qui pendant le processus de modernisation socio-économique avaient été désorienté et troublé, et qu’ils retrouvaient leur identité et leur sécurité sous la direction charismatique. Pendant cette période, la politique de l’autorité charismatique était accompagnée d’une mobilisation de masse et d’un radicalisme politique insistante sur la justice sociale.

-La période de l’Oligarchie traditionnelle des clercs 1989- 1997

En cette période, l’oligarchie religieuse sous l’égide de l’ayatollah Khomeini a été relativement formée et les religieux ont pu accéder à une organisation et une identité politique et d’accroître leur autorité. Au cours de cette période, l’oligarchie religieuse a dominé le pouvoir et établi un vaste réseau de clientélisme. 

Période de légalisme 1997-2009-

En 1997, avec l’arrivée des réformateurs avec les slogans de  liberté civile et des droits démocratiques apparaissent un aspect de légalisme dans la structure politique de la République islamique .Durant cette période, à une certaine échelle, le parlement et les élections avaient pris une place importante. La base sociale de légalisme et démocratique a été principalement composée de la nouvelle classe moyenne.

-La période totalitaire-militaire depuis 2005 à nos jours.

Dès sa naissance, la république islamique en tant qu’un état idéologique et théocratique  possède des aspects d’un état totalitaire. Cette caractéristique se montre par la politisation de toute la société, l’intervention dans la sphère privée de la vie de la population, dans la mobilisation de masse et populisme  et la suggestion d’une idéologie omniprésente. Mais la structure de pouvoir et la possibilité d’alternance entre les courants gouvernementaux aurait éloigné la république islamique d’un état totalitaire. Après avoir conquis le pouvoir, l’extrême droite et les gardiens de la révolution en tant que les courants réactionnaires ont essayé à installer un état totalitaire. Les activités de ces courants dans les domaines politiques, économiques, culturels et médiatiques sont dans ces sens.

Au cours de la dernière décennie, l'équilibre des forces s’est penché contre les religieux traditionnels et en faveur de guide suprême et les militaires. En raison de ces changements, l’oligarchie des religieux s’est transformée en une oligarchie militaro-religieuse.

-Guide suprême, le bloc du pouvoir et les tendances

La république islamique est une république des religieux, et le guide suprême est son représentant. Ali Khamenei comme guide suprême n’est ni un guide charismatique comme ayatollah Khomeini et ni un juriste exceptionnel. Il n’a ni un vaste soutien populaire et ni une entière autorité sur les clergés. Il est le commandant suprême des forces armées, et garde un lien étroit et de longue date avec les commandants des gardiens de la révolution. Khamenei a mis au point  les conditions nécessaires pour la présence des gardiens de la révolution dans la structure du pouvoir et le renforcement de leur stature  en vue de préserver la république islamique et sa position. Il s'est éloigné du clergé traditionnel et s’appuie de plus en plus sur l’armée et les organes de sécurité. En s’appuyant sur les gardiens de la révolution, Khamenei a pu augmenter son pouvoir personnel. Malgré une reproduction d’une dictature personnelle qui a maintenant une forme religieuse et un contenu étant le guide suprême, le pouvoir politique est constitué d’un bloc comprenant Khamenei et ses entourages, les gardiens de la révolution, les religieux réactionnaires, et la droite traditionnel. Le guide est au sommet du pouvoir. Chacun des composants de ce bloc du pouvoir ayant une certaine orientation voudrait attirer la république islamique vers son propre idéal.

10-les crises structurelles de la république islamique

Malgré de crise multiple et du fossé social et d’une profonde crise Etat-nation, la république islamique a confronté à une crise de la domination politique. La république islamique perpétue son hégémonie politique, en s'appuyant sur une minorité de la population. Les organes militaro-industriels et des groupes organisés qui profitent des rentes du gouvernement. La république islamique en tant qu’un état idéologique est confronté à des crises structurelles comme : la crise constitutionnelle,  la crise de dialogue sociale, la crise de performance.

La République islamique est confrontée à une crise de légitimité. Pour maintenir sa domination politique, elle s’appuie sur la violence. Mais la violence et les organes basés sur la violence ne lui procurent pas la légitimité. Les voies d’influence et la participation des gens au pouvoir sont bloqués. Après l'élection de 2009, la crise de participation populaire est plus profonde et plus grave. La République islamique a dû faire face depuis le début de sa vie avec une crise de performance. 


La troisième partie


La modernisation démocratique, et notre stratégie politique.

     La modernisation démocratique de notre société est une nécessité  et  celle -ci, moderne, développée et démocratique devrait être construite par nos propres moyens .Cet avenir, n’est nullement une copie, ni un modèle du passé, ni venu d'ailleurs. Cet avenir n'est possible que pas à pas et avec  le critique et le changement de la situation actuelle.
   L'axe de toute modernisation de notre société est la démocratisation. Et cette société a  besoin de profonds changements dans les domaines  politique, économique et culturelle. Ces changements doivent permettre le passage vers l'État et la société moderne. Et pendant ces changements les libertés individuelles et sociales doivent être garanties, et la démocratie soit instaurée, et les fondations de droits de l'homme assurés par les lois. Et les barrières au développement soient levées  et le développement  à long terme soit planifié. Ces changements visent à résoudre l'inégalité et la pauvreté, lutter contre le chômage et assurer la justice sociale et préserver la nature…..  .
           

Notre stratégie politique:      

 La république islamique est l'obstacle principal  du passage à une société moderne, et aussi l’obstacle du changement vers un pays développé et démocratique, et pour l'instauration des libertés, la justice sociale et de droits de l'homme.
Notre stratégie pour lever cet obstacle et permettre au pays le passage (transite )vers un pays démocratique et  développé, consiste à propager le discours de liberté ,la justice sociale, la démocratie , le droits de l'homme, et le renforcement de la société civile et politique et l'instauration d'un État moderne et séculaire sous forme de la république en remplacement la république islamique .Notre politique est au service d'une telle politique.
     Cette stratégie de changement regarde d'un bon œil, toutes les réformes politiques, le changement de structure politique, la mobilisation de forces sociales, politiques, et les mouvements sociaux. Pour le passage pacifique de la dictature à la démocratie et l'emploi des moyens pacifiques, la désobéissance civile ,le combat parlementaire ,la lutte de en" bas" et d'en"  haut"  tout en donnant la priorité à la lutte d'en" bas ",l'organisation des groupes sociaux, le renforcement des O.N.G, et l'union stratégique des tous les républicains, démocrates, et éviter d'écarter des opposants de cette stratégie et faire l'effort nécessaire pour adhérer le maximum des citoyens ,des femmes et des hommes dans ce processus de transition de la république islamique à la république démocratique et séculaire, sont essentiellement les bases de notre stratégie politique. Les forces sociales de ce changement pour le transite vers une société moderne ,de la dictature vers la démocratie, d’un État théocratique vers un État séculaire , et l'instauration d'une république basée sur les principes démocratiques et laïque sont: les classes modernes de la société (la classe ouvrière industrielle ,la classe moyenne moderne, les entrepreneurs d'industrie),les mouvements sociaux,(les mouvements  de protestations ,des ouvriers, les femmes, des étudiants ,et de droits de l'homme, et les mouvements des minorités et ethniques )et les O.N.G.et les forces politiques(les partis et organisations de gauche et démocrates ,les libéraux, et les forces religieuses séculaire ).
          Nous sommes conscient que notre programme ne peut se réaliser d'un coup de baguette magique  et qu'il a besoin  d'un travail politique et culturelle approfondi .Un aspect de notre stratégie politique est notre lutte pour l'organisation d'une élection libre. L'élection libre est un slogan général qui peut réunir beaucoup de fores d'opposition et critiques vis- à- vis du régime .Pour nous, une élection libre est le moyen le plus pacifique et moderne et le moins couteux de passage de la dictature à la démocratie.
     Nous insistons sur écriture d'une nouvelle constitution par une assemblée constituante sur la base de déclaration universelle de droits de l'homme et ses protocoles. La contenue et la forme politique de l’État est déterminé par la nouvelle constitution. Notre proposition à cette assemblée pour la forme de cet État sera la république basée sur la démocratie et sécularisme et sa contenue est celle apportée dans notre projet (voir le programme ci-dessous).
   Pour la modernisation de la société  basée sur la démocratie, la justice sociale, et pour garantir un avenir plus prospère à la classe ouvrière et des  travailleurs, et la classe moyenne moderne, la formation (création) d'un  parti de gauche élargie, démocrate et moderne est indispensable.

 

La quatrième partie

Notre programme pour La refondation démocratique de la société.

Atteindre à la liberté, la justice sociale, la démocratie, la paix et la protection de l’environnement.

Notre pays avec son longue histoire millénaires, les coutumes ancestrales, de grande valeur du patrimoine culturel, une population jeune et instruite, un marché du travail  d’haute qualité et spécialisé, la position stratégique,  géopolitique , d’ infrastructures, d'importantes réserves de pétrole et de gaz, les minières riche, d'accès à la mer et les conditions météorologiques propices d'une part, et d'autre part ayant un siècle et demi du combat pour la liberté et contre la tyrannie et pour la démocratie et de justice sociale, il a aussi bien les conditions favorables pour surmonter la tyrannie religieuse et de l'arriération et de la transition vers l'État moderne. Pour atteindre à ces objectifs notre Organisation propose son programme.

 Notre projet pour la modernisation démocratique.

 La réalisation de liberté et de justice sociale, la démocratie, la paix  et la protection de l’environnement.

 Programme politique, culturelle et le régime (système) juridique.
 Dans notre pays l’État est puissant, dictature et arbitraire, et la société civile et politique sont faibles et fragile.
L’État domine  la société et joue un rôle dominant dans l'économie du pays. Le pouvoir politico-économique, concentré dans les mains de l’état, et il domine les domaines économiques, sociales, culturelles et la presse,  et mène une politique de répression contre ses opposants et les empêche à se développer.
 Économie du pays  est essentiellement dépendante de la vente du pétrole. Et c'est l’État qui est en possession  de ces revenues pétrolières. Et il néglige le peuple et ses activités productives, s'appuyant  sur ces revenues. Il refuse le partage du pouvoir. Il est à noter  qu'il y a aussi des  groupes de gens qui sont attachés économiquement à l’État, ce qui les empêchent de participer dans les mouvements pour les droits et la liberté.  Dans notre société l’enjeu de despotisme (dictatoriale) n'est pas seulement le rapport entre l’État et le peuple. Mais la longue période de domination des dictatures, a crée une culture non démocratique et de déficit de dialogue entre les gens. Pour cette raison nous devons lutter contre cette culture et pour la démocratisation de la vie et des rapports entre les gens.

Notre pays a besoin des changements structurels, politiques, économiques, sociaux et culturels dans lesquels la transition vers une société démocratique moderne sera assurée. Mettre un terme le pouvoir absolu du gouvernement, et la réalisation de la liberté individuelle et social, établissement de la démocratie dans le pays, les respects des droits de l’homme, surmonter les obstacles au développement, réaliser la modernisation sociale et culturelle, planifier le programme de développement durable. Mettre à l’ordre du jour la solution aux problèmes de la pauvreté, du chômage et de justice sociale. Dans ce  processus, il est nécessaire de se détacher d’Etatiste, autocratique et centralisé. Et un Etat moderne, démocratique, décentralisé, responsable, efficace soit formé et surtout une société puissante capable de contrôler et limiter l'emprise de l’Etat.

Le but de notre programme est de fonder une société moderne, démocratique, progressiste donc fondé sur la liberté, la démocratie, l'égalité des droits de l'homme, la justice sociale, la paix et la protection de l'environnement et de la sécurité de l'emploi, de l'éducation, la santé, la citoyenneté et le développement durable.

1-la société forte.

Il est nécessaire de former une société forte. Pour arriver à cette société, il faut :

-Enlever Les organes répressifs de sécurité,

-La liberté d'organiser des groupes sociaux, des syndicats, des associations professionnelles et des ONG.

-La liberté des activités des partis politiques,

-La liberté de presse et la diffusion de l'information et le droit à l’accès des informations.

-La liberté d'opinion, d'expression, de religion, l'art, la littérature, l'assemblée et des manifestations.

2-Etat moderne, démocratique et séculaire.

Pour former un Etat moderne, démocratique, séculaire, décentralisé, efficace, fondé sur des règles et d’Etat du droits, il est nécessaire que :

-La constitution et la structure politique soient aspirer par la volonté politique du peuple comme la volonté suprême, et la souveraineté du peuple soit  assuré comme la base de principe d'un Etat moderne, et la légitimité de source du pouvoir  vient du peuple.

- La séparation de religion et de l'Etat, instaurer la République parlementaire, séculaire, Etat démocratique et décentralisé.

- Assurer la démocratisation de structure du pouvoir et les élections dans les organes gouvernementaux et  assumer les alternances par les partis politiques. Et aucune personne et de symboles sous quelques soient  des formes  religions et  d’héritage,  n’aient du pouvoir dans la structure politique.

- L’Etat est tenu de protéger et de respecter les principes de liberté et de droits de l'homme.

- La séparation de trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) et écarter des personnes morale ou physique au- delà de pouvoirs.

- Primauté du droit, Etat est tenu par la loi et tous les responsables de l'Etat, et les citoyens sont tenus de se conformer à la loi.

- Réduire  la concentration de la propriété de la main d'Etat et du gouvernement sur l'économie, augmenter le rôle du gouvernement dans  la planification et de contrôle, assurer les possibilités et les moyens de la société civile comme les salariés et leurs représentants dans la surveillance et du contrôle sur le fonctionnement du gouvernement.

3-contre la discrimination, et pour les droits de l'homme.

La discrimination est un problème grave dans notre pays. Nous croyons que, sans exception, tous les citoyens ont des droits égaux devant la loi, et nul ne peut selon de sexe, de race, d’origine ethnique, de foi et  les croyances religieuses soit avantageux  politiquement ou être exclue. Nous soulignons fermement  sur l'égalité des droits de citoyenneté et de droits de l'homme mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et de ses protocoles additionnels. Et de ce fait nous réaffirmons l’abolition de toutes les lois discriminantes les droits individuels et sociaux, et l’interdiction d’Etat de s’immiscer  dans la vie privée des gens.

4-changement culturel. Il est nécessaire :

- À promouvoir la culture démocratique, le respect des droits individuels et sociaux, et combattre  la flatterie et l'adulation, la négligence, faux-semblants et l'hypocrisie, le culte de personnalité, et le caractère  condescendance et de relation maître- adepte. 

- Considérer le travail comme précieux, utiles et créatifs, et à promouvoir l’organisation et la discipline dans la société.

- Modifier les relations familiales patriarcales, la culture patriarcale, supprimer la violence dans les relations politiques, sociales et familiales, il faut mettre un terme du cercle vicieux de l'exclusion et de vengeances politique et de faire les efforts nécessaires pour diffuser la culture du dialogue et de l'engagement.

-Faire évolution culturelle,  La pris en charge des moyens comme les médias, les institutions scientifiques et culturelles, des organisations non gouvernementales (ONG), les producteurs culturels indépendants de la culture de l’Etat. 

5. Transformer le système éducatif.

  La modernisation et la transition du pays vers une société moderne, nécessite de transformer le système éducatif du pays. Sur la base:

-La séparation de la religion de l'éducation,  l’abolition de l'enseignement religieux obligatoire dans tous les établissements scolaires et la levée de la discrimination fondée sur le sexe, la langue, la croyance et la religion.

- Le système éducatif doit être réformé de telle sorte que la culture de la philanthropie, l’engagement pour les droits humains, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, et la pensée scientifique soit   promue. Tous les matériaux et la superstition contre l'enseignement des sciences devraient être retirés des livres.

- Le système éducatif doit répondre aux besoins de l'économie industrielle, et l'économie doit être  fondée sur la connaissance. Apprentissage et la formation en informatique doivent être suivis à tous les niveaux.

- Le gouvernement devrait prendre des mesures adéquates pour encourager et assurer l’éducation  les filles et les garçons au plus haut niveau. L'éducation gratuite et obligatoire jusqu'à l'école secondaire (17 ans).

-le système éducatif doit préparer les hommes et les femmes pour le marché du travail. Et le système éducatif doit être fondé sur la base de l’enseignement technico- professionnel appliqué. Développer l’institution Appliquée de recherche et des travaux de recherche qui visent à fournir des informations scientifiques et techniques.

- il faut planifier un programme pour éviter la fuite des cerveaux et attirer des professionnels et spécialistes iraniens vivant à l'étranger. À fournir des fonds nécessaires aux enseignants et professeurs  éducatifs.

- Il faut planifier et créer des mécanismes adéquats pour soutenir les talents et d'élite.

-les élèves et les étudiants doivent être impliqués dans les domaines liés à leurs éducations par le biais de leurs propres organisations indépendantes.

-Assurer l'autonomie des universités, et les présidents des universités doivent être élus par des associations de professeurs, de personnels et les étudiants.

6-La république d’Iran.

La République dont nous proposons en Iran repose sur l’alternance du pouvoir. Le parlement et la présidence élus au suffrage universelle, et le rejet du pouvoir  venant de l'héritage et ou de religieux.

Dans cette république, la religion et l’Etat sont séparés. Et des institutions, des valeurs et de l'éducation ne sont  pas établies sur la religion ou la croyance. Dans cette république la religion officielle n’existe pas  mais la liberté de culte, les activités sociales et politiques des religions et leurs droits de pratiquer leurs religions et la gestion des lieus de culte par les clergés dans le cadre d’un système basé sur la constitution séculaire sont assurées. La république d’Iran sera parlementaire:

- Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire sont  relativement séparés l’un des autres, et l’équilibre entre les pouvoirs est appliqué avec un poids plus penchant pour l'Assemblée législative.

- l'Assemblée législative est la seule autorité qui contrôle l’application de la loi. Les députés au parlement sont élus au suffrage universel, direct, et secret pour quatre ans. La femme et l’homme se portant candidat à la présidence direct, sera élu(e) par le vote égal et secret et pour quatre ans. Un(e) président(e)) ne peut avoir plus de deux mandats consécutifs.

-La république d’Iran sera basée sur le pluralisme politique et la cohésion de la société civile et politique.

- La république d’Iran sera basée sur la loi et la règle de droit et des droits égaux pour tous les citoyens, y compris les représentants du gouvernement. Dans cette république, les autorités de la République ne bénéficieront d'avantages et de privilèges spéciaux, et le responsable politique ne signifie pas de la bénédiction.

-Dans cette république la dignité humaine est inviolable. Tous les organes de l'Etat doivent protéger et  préserver cette dignité. Interdiction de sentence de mort, la torture et les traitements cruels sont incompatibles avec la dignité humaine.

7. la structure de la République d'Iran dont nous proposons.

- Notre système politique est décentralisé.

- Le gouvernement central est responsable de la fonction publique. Il  détermine la façon de Protéger et d'utiliser la richesse de la nation. Il a l’exclusivité des règlements et la mise en œuvre de la politique étrangère, le droit de tirage à la monnaie national, la budgétisation, la planification macro-économique et les politiques fiscales, la gestion des forces armées et le gouvernement central, le responsable de la protection des frontières. La répartition équitable des richesses et des ressources nationales entre toutes les provinces. Le gouvernement central continuera sa fonction et adoptera des politiques spécifiques concernant des régions arriérées afin que ces régions puissent se développer.

- Les gouvernants régionaux élus par les parlements régionaux sont responsables de leurs provinces et de ce fait ils ont de pleins pouvoirs dans ce domaine. Chaque parlement régional  a le droit en vertu de la Constitution nationale d’approuver des lois spécifiques pour sa région.

8. Reconstruction de l’administration et e-gouvernement (informatisation de l’administration)

-L’administration  d'État est très vaste et encombrant, mais faible, inefficace, corrompu, lente et opaque. Les changements dans l'appareil administratif sont nécessaires. De ce fait il faut: Dissoudre certains organes administratifs parallèles et fusionner de plusieurs, éliminer les règlements encombrants et appliquer les nouvelles pratiques de gestion.

- Employer les méthodes modernes pour résoudre de gros problèmes afin d’accélérer le temps de décision et d’économiser des ressources existantes.

-il faut programmer l’informatisation des administrations pour réduire la taille du gouvernement et la réduction de la bureaucratie gouvernementale, réduire l’ampleur de corruption, augmenter la facilité et l’accessibilité de services, la transparence des activités gouvernementales, la réduction du fossé entre le gouvernement et les gens, et de réduire les coûts et faciliter l'accès des citoyens à l'information.

9. le système juridique

Nous avons besoin d'une société fondée sur la loi et l'ordre, appuie sur la sécurité juridique, des tribunaux libres et indépendants, et équité de tous les citoyens devant la loi. Par conséquent, il est nécessaire :

- les droits civils et pénaux doivent rédiger comme la loi constitutionnelle sur les droits de l’homme.

- Les citoyens jouissent de la présomption d'innocence et de sécurité juridique.

-Procès politiques et de presse sont organisés devant jury et public. 

- l'indépendance des juges soit reconnue,  et les juges sont tenus de se conformer à la loi.

- L’arrestation est autorisée seulement  par la loi, et les détenus ont tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

-les juges violentant des droits de l'homme n'ont pas le droit à l'immunité judiciaire et les plaintes des victimes devraient être retenues.

Garantir l'indépendance des tribunaux.

-Pour le fonctionnement de la responsabilité de la magistrature, il faut un conseil composé des juges qualifiés sous le nome du Conseil supérieur de la magistrature. Ce dernier constitue la plus haute autorité de la magistrature.

-Il faut constituer la Cour constitutionnelle pour juger les violations de la Constitution par les pouvoirs (judiciaire, exécutif et législatif). 

 Le programme économique

Notre pays avec 11% des réserves pétrolières et 15 %des réserves mondiales de gaz, avec des milliards de tonnes de charbon, de minerai de fer, cuivre, plomb, zinc et autres minéraux précieux, une variété de conditions climatiques, l'accès à la mer et la terre, une jeunesse instruit et dynamique, les spécialistes de haut niveau, une position stratégique géopolitique et  d’infrastructures. L’Iran a des possibilités favorables à la promotion du développement durable et le bien-être humain pour développer une économie dynamique. Pour atteindre à ces objectifs, il faut surmonter aux difficultés en utilisant de toutes les capacités disponibles pour épanouir l'économie du pays.

1-La réforme et la restructuration économique.

Pour répondre aux besoins d'une population de plus de 70 millions, et lutter contre le chômage, la pauvreté et pour la protection sociale, notre pays a besoin d'une économie prospère et une croissance économique forte. La croissance économique n’est possible qu’à travers le développement du secteur productif de l'économie, l'investissement et l'application de nouvelles technologies, amélioration de l'efficacité du travail, la réduction des coûts de production, le recrutement de spécialistes et de gestionnaires efficace. Notre économie est basée sur une économie de consommation, de rente, de courtage, de non-concurrentiel et distributive. Il faut l’orienter vers une économie productive, créatrice de richesses, compétitive, dynamique, fondée sur la connaissance en lien dans l'économie mondiale.

La combinaison des mécanismes de planification et du marché.

Pour un développement durable dans tous les domaines, nous avons besoin de combiner la planification et les mécanismes du marché. Le but de planification n’est pas la répartition de maigre richesse dans la société et la concentration d’économie dans la main d’Etat mais la  surveillance du marché et le contrôle des capitaux incohérentes, et en particulier les capitalistes commerciaux, spéculative  et financière. Il faut orienter l’économie vers la production de la richesse et de bien-être et la justice sociale. Il faut distancer et s’abstenir  de planification autoritaire et recommander. Faire participer les divers groupes sociaux à l’élaboration du programme. Et le programme doit être élaboré sur la base de connaissance des obstacles structurels et les revendications des groupes sociaux. Le programme doit viser le renforcement et la modernisation de l'infrastructure économique et de fournir l'aide sociale et la justice sociale.

Économie mixte

Nous préconisons l’économie mixte comme la bonne organisation du système économique du pays. Nous sommes contre la concentration du pouvoir économique et de propriété dans la main d’Etat ou une minorité. Et nous plaidons pour des politiques visant à la formation et au développement du secteur coopératif et le secteur moderne, efficace et compétitif. L’avancement au développement dépend des personnes compétentes et la minimisation du rôle d’Etat comme « maitre d’œuvre » ou « entrepreneur ». Il est nécessaire qu’une partie de la propriété étatique des unités de production, en préconisant les moyens nécessaires, soit cédé aux travailleurs et des salariés des unités de production et des groupes sociaux à faible revenu de la société. Mais la propriété des secteurs clés restera  à la propriété d’Etat.

La sécurité d'emploi

Notre société est basée des classes sociales et les relations capitalistiques sont dominantes. Les travailleurs et les salariés sont fortement exploités. Par conséquent, la sécurité de l'investissement et des capitaux devraient accompagner et assurer la sécurité du travaille. Il faut défendre les droits des syndicats, le droit de grève et les conventions collectives, les paiements de sécurité sociale et des allocations au chômage. Il ne faut pas, sous le prétexte de sécurité des capitaux, compromettre la sécurité d’emploi.

Le monopole et la concurrence.

L’économie de notre pays souffre d’une part par le monopole et la mainmise d’État, les fondations et l’armée sur l’économie et de l’absence de concurrence économique de l’autre part. L’absence de concurrence a pour conséquence d’augmentation des prix des produits de base, des prix imposés par les monopoles, les produits de mauvaise qualité, la perte de productivité, une augmentation des coûts de production et le manque d'application de technologies de pointe. La concurrence est  un levier important pour le succès du marché.

Cependant l'expérience a montré que la privatisation ne mènera pas nécessairement à un environnement concurrentiel. Pour accroître l'efficacité économique, il faut, à la première étape  de créer des règles et des règlements pour un environnement concurrentiel. Et en suite réduire le rôle d’Etat comme le « maitre d’œuvre » et d’entrepreneur.   

Surmonter l’économie basée sur un seul secteur

Le pétrole est une richesse nationale qui appartient à toutes les générations. Dans son exploitation, le gouvernement devrait tenir compte non seulement de son intérêt national actuel mais devrait aussi être tenu responsable pour les générations futures. Ainsi, la revenu des ventes de pétrole doit servir à développer l’infrastructure du pays .Pour surmonter de ce modèle économie et de réduire la part du pétrole dans le développement de l’économie du pays, il est nécessaire de :

- Considérer le pétrole comme une création de richesse générale et non pas comme une source de financement pour les dépenses courantes de l’état.

-Planifier le remplacement de l’exportation du pétrole brut par les produits pétroliers, gaziers et pétrochimiques. Il faudrait créer des infrastructures nécessaires afin de développer les industries de ces produits.

- Le rôle prépondérant et dominant de l’Etat dans l’industrie du pétrole, de la production et de la vente, l’exploitation minière et du raffinage, lui donne un pouvoir extraordinaire. Cette puissance pourrait corrompre l’Etat. Il faut réduire cette concentration dans les décisions importantes, par la remplacer par un conseil représentatif constitué du gouvernement, du parlement et de la société civile.

Surmonter le développement non harmonieux du pays

La richesse et l’industrie du pays sont concentrées dans les zones géographiques centrales en opposition avec les zones périphériques et surtout frontalières qui sont économiquement sinistrés. Le développement économique déséquilibré a des conséquences catastrophiques dans les domaines politiques, économiques et sociales du pays.

Une partie de population est autour des grandes villes. Il y a un écart important entre eux et la population des petites villes. Plusieurs millions de personnes démunies dans notre pays vivent en marge des grandes villes.

On constate un développement inégale, des lacunes et des déséquilibres entre les différents secteurs de l’économie et aussi à l’intérieur de chacun d’entre eux. Ces différences existent entre la production et la consommation, entre les secteurs traditionnels et modernes de l’économie.

Pour surmonter ce développement déséquilibrée, il est nécessaire de :

-Tenir compte du développement des zones périphériques comme l’un des principaux axes des programmes économiques et lui consacrer le budget nécessaire.

-Attirer les populations des zones marginales des villes dans le cercle du travail.

Entreprendre des unités de productions intersectorielles pour réduire les écarts entre les secteurs économiques

-Créer une industrie de  sous-traitance  pour compléter le cercle de la production nationale et les liens entre eux.

-Lier l’industrie  du pétrole et du gaz à d’autres secteurs de l’économie.

-Modifier les modes de consommation afin de créer un équilibre entre la production et la consommation.

-Planifier l’économie pour moderniser les secteurs traditionnels. 

2-Secteurs économiques

Les secteurs commerciaux, de services et de courtages

Il est nécessaire de contrôler la croissance anormale des secteurs commerciaux, des services et de courtage, et transformer leurs structures vers la structure production - industrielle. A cet égard, en  renforçant le secteur industriel du pays, il faut prendre des mesures nécessaires dans les domaines fiscale et économique afin de limiter, clarifier et de surveiller leurs activités et également encourager l’orientation des capitaux commerciaux disparates vers la production nationale.

-Secteur industriel

L'industrie a un rôle stratégique dans l'économie. On ne pourrait pas améliorer l’économie du pays sans un secteur industriel moderne et fort et sans une production de moindres coûts et sans une amélioration de la qualité et de la productivité du travail. Il est indispensable d’éliminer ces obstacles afin de résoudre les problèmes de planification et des installations nécessaires à la croissance de ce secteur.

Renforcement de secteur Production-industriel, nécessite une stratégie industrielle. Celle-ci doit être  identifiée et orienter d’investissement en tenant compte des ressources et la capacité du pays et les marchés régionaux et mondiaux et aussi les progrès technologiques. Compte tenu de l’ensemble des paramètres mentionnés, notre stratégie industrielle consisterait à investir sur l’axe du savoir et du savoir -faire dans l’économie et le développement du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.

-Economie fondée sur la connaissance (du savoir et savoir-faire)

Il y a quelque décennie, le monde est entré dans la troisième phase de la révolution post –industrielle dont les caractéristiques sont la révolution des technologies de l'information, Communication, biologiques et nanotechnologie. Cette révolution, à grande vitesse, est en trains de modifier le fondement matériel de la vie humaine. Au cours des deux dernières décennies, l'économie mondiale de l'information a émergé. Cette économie dépende essentiellement à la capacité de production, au décryptage et l'application de l'information fondée sur la connaissance. Notre pays ne pourrait pas suivre l’économie mondiale sans prendre une stratégie industrielle basée sur une économie fondée sur la connaissance.

- Énergie, du pétrole et du gaz

Dans les domaines d’énergie, du pétrole et du gaz c’est nécessaire :

-Un dépassement du modèle de consommation excessive d’énergie vers une consommation rationnelle. Il faudrait réduire l’usage intensif de l’énergétique dans tous les secteurs économiques du pays et baisser la consommation intérieure d’hydrocarbures.

-Prévoir  l’exploitation des énergies renouvelables.

-Remplacer la part des produits pétroliers dans l’usage énergétique par le gaz naturel.

- Afin d'attirer des fonds et de technologies étrangères et de soutenir le développement par des  investissements étrangers dans les industries pétroliers,  gaziers et de la pétrochimie, il faut négocier et engager avec les pays et les entreprises les plus avancées dans la technologie de l’exploitation du pétrole.

-En matière de l’énergie nucléaire, il faut ouvrir un débat large et transparent au niveau national sur l’utilisation de l’énergie nucléaire en tenant compte de l’environnement et des avis des experts et ensuite prendre une décision sur son utilisation. Chaque projet nucléaire doit tenir en compte la question de comment résoudre le danger des déchets nucléaires pour l’environnement et les  habitants de toutes les régions. 

-Les revenus de pétrole et du gaz au service de développent des infrastructures

Le contrôle de l’Etat sur les revenus du pétrole crée un Etat rentier et autoritaire. Il faut interdire graduellement le droit du prélèvement de l’Etat de revenus pétrolier à des fins de dépenses courantes de l’Etat dans le budget. Réduire le coût de l’état  et assurer les recettes par les impôts et d’autres recettes. Les revenus du pétrole et du gaz naturel doivent verser dans «  le fonds de développement durable » pour être affecté à des fins suivantes :

-  le fonds des réserves de devise ;

- le financement des dépenses de constructions et le développement de l'infrastructure, l'investissement dans les secteurs productifs, le développement qualitatif de l'éducation, la promotion de recherches- développements et le renforcement des technologies de l'information.  

-La sécurité sociale

-la protection de l’environnement

-le  fonds «  spéciaux pour la génération future ».

-Un conseil d’administration élu par parlement pour gérer «le fonds de développement durable «.

-Les secteurs agricultures et les ruraux

Notre pays bénéficie de conditions météorologiques variées, les terrains  fertiles, les pâturages et une importante main d’œuvre. Donc notre pays a un potentiel considérable pour le développement d’agriculture. La croissance démographique, les besoins des différents secteurs de l'économie de l‘agriculture, la possibilité de créer d’emplois et de gagner des devises étrangères exigent :

-d’accroitre d’investissements dans l'agriculture, les exonérations fiscaux, incitation à la production, la facilité des prêts bancaires, fournir des conseils techniques et scientifiques, Le développement du complexe agro-industriel, Le développement des industries de transformation des produits agricoles.

-Optimiser et protéger les ressources d’eaux de surface et les eaux souterraines.

- Créer des installations pour le bétail et de ses produits

-Organiser la propriété de la terre agricole et des ressources naturelles et le développement des coopératives agricoles et agro-industrie.

Imports et exports

Il est nécessaire de :

-Soutenir la production nationale contre les importations sans discernement, réduire les importations de biens de consommation, Augmenter la part des importations de technologies de pointe et des équipements de production, et renforcer le secteur de la production intérieur afin de stimuler les exportations.

-Planifier afin d'augmenter les exportations de produits pétrochimiques.

- Il faudrait contrôler les ports d'entrée et de sortie pour lutter contre la contrebande de marchandises. Modifier et améliorer les règlements  et les lois gênantes destinées à l'exportation.

-Tourisme et préservation des monuments historiques et culturels

Il est nécessaire de préserver le tourisme et les monuments historiques et culturels en prévoyant des investissements nécessaires à ce sujet.

3-Management, recherches et développements

Management (la gestion) est un sérieux défis dans notre société. Il est nécessaire de planifier une gestion scientifique et spécialisée basée sur la démocratie participative en remplaçant la gestion traditionnelle et de jurisprudence cléricale et des cercles fermés et familiales, fondée sur banditisme et la corruption. Donc il faut choisir la méritocratie comme une norme de gestion.

Il est important d’améliorer la qualité d’éducation nationale pour permettre d’avoir des femmes et des hommes créatifs et  expérimentés. Il faut avoir un lien interne et logique entre les systèmes éducatif et économique en vue d’obtenir une meilleure gestion par les données scientifiques et techniques.

La croissance économique nécessite des centres de recherche scientifique et technique et en y consacrant des fonds suffisants.

4-Les politiques fiscales et monétaires, L’indépendance de la banque centrale

La banque centrale est le pilier de l’économie du pays. Elle pourrait, via une politique monétaire adéquate, contrôler l’inflation, réduire le déficit budgétaire et accélérer la croissance économique. L’indépendance de la banque centrale doit être  garantie. Cela signifie que les politiques monétaires seraient séparées de la politique financière de panier économique et budgétaire et par conséquence la banque centrale garde son indépendance vis-à-vis de l’Etat et l’Etat ne pourrait émettre de monnaies pour combler ses déficits budgétaires.

-Changement du système fiscal

La part de politique fiscale en Iran, dans les recettes budgétaire et la redistribution des revenus et de la richesse, est inadaptée et injuste. Et le taux de fraude d’évasion fiscale est très élevé. La structure de système fiscal doit être entièrement transformée pour qu’elle devienne efficace. Pour cela, il faut équiper la structure de système fiscal par des outils et des approches logicielles avancées pour collecter des informations d’une part, et de l’autre part, d’aller vers une politique d’homogénéisation d’impôts et de taxe et de coordonner les différents secteurs économiques par une gestion centralisé et efficace.

La plupart des institutions économiques du pays ne paient pas d'impôts au gouvernement. Il faut obliger toutes les entreprises et les institutions économiques à payer des impôts à l’Etat.

5-Mettre un terme la mainmise des fondations religieuse et des militaires sur l’économie

Dans la république islamique, les fondations religieuses ont un grand rôle dans l’économie et leurs activités sont hors de contrôle de l’Etat. Elles reçoivent des fonds de l’état, mais ne lui fournissent aucune réponse. Elles sont une entrave dans l’organisation économique du pays. Ces fondations  dont la propriété est anonyme doivent revenir sous le contrôle des experts et rejoindre d'autres secteurs économiques du pays. Le gardien de la révolution et les bassijis(les milices) ont empiété sur l’économie du pays. Le GR est devenu un important cartel. La présence des organes militaires dans l’économie est extrêmement nocive. Les activités économiques des organes militaires doivent être interrompues et les dotations foncières doivent être sous le contrôle de l'Etat. Une part du budget national se consacre aux institutions religieuses et la propagation du fondamentalisme islamiques dans la région et dans le monde. Ces fonds doivent être arrêtés et ces institutions dissoutes.

6- Transparence et la lutte contre la corruption

La corruption est très répandue dans notre pays. Et l'économie souterraine représente une partie importante de l'activité économique. Le manque de transparence est un des facteurs de l’économie rentière, souterraine et corrompue. Pour faire face à ces phénomènes, il faut publier des informations claires sur les activités économiques et de créer la possibilité du contrôle de l’état et ses activités par le média,  les syndicats et des associations non-gouvernementale.

7-L’intégration à l’économie mondiale

Dans un monde interdépendant, un développement lié uniquement pour le cadre national n’a aucun sens. Dans les conditions actuelles, le développement durable ne pourrait être atteint sans être lié étroitement à l’économie mondiale et de profiter des possibilités qui y existent. Cette intégration doit s’orienter vers l’attirance des capitaux étrangers et de technologie de pointe, l’amélioration de la qualité de produits intérieurs, la compétitivité de ces produits et trouver du marché. Notre pays est principalement consommateur des produits occidentaux et chinois. Ces relations doivent être changées et il faut augmenter la part de notre économie dans l'économie mondiale d’une manière  et d’autre, y compris le développement de l'industrie pétrochimique, le tourisme, d’énergie et le transit de marchandises.

Cette intégration à l’économie mondiale n’est réalisable qu’avec une politique de détente dans la région et dans le monde.

Les programmes sociaux :

1-Sécurité sociale

Réduire la pauvreté, créer d’emplois, réduire l’écart entre la pauvreté et la richesse, il est nécessaire de :

Améliorer le climat des affaires, une partie de la vente de pétrole et de gaz naturel qui est versée sur « le Fonds de développement durable» doit être affectés à la sécurité sociale ;

Identifier les groupes vulnérables dans la société et orienter les subventions vers eux.

Mettre à l’ordre du jour le développement de l'entreprenariat et l'autonomisation des groupes à faible revenu.

Pour remédier aux déséquilibres régionaux, il faut mettre le plan du développement des zones rurales et défavorisées du pays.

Elargir la couverture de la sécurité sociale, soutenir les groupes vulnérables en matière de santé publique, de l’éducation et du logement décent.

Prendre en charge les soins et la sécurité sociale et de l'autonomisation,  en priorité les personnes infirmes et les ménages  qui sont sous la responsabilité des femmes, et les personnes qui sont vulnérable du point de vue économique et de protection sociale.

Les personnes âgées jouissent des services sociaux et du bien-être et les droits à la retraite adéquate.

Prendre une politique fiscale, financière et budgétaire pour réduire l’écart entre les pauvres et les riches en employant les leviers fiscale pour empêcher la concentration de richesses et du pouvoir économique entre les mains d’une minorité.

Il faut créer la possibilité organisationnelle pour les couches sociales les plus démunis de la société afin qu’elles puissent s’organiser et de se défendre.

2.les Droits des travailleurs et des salariés
Le droit au travail est le droit le plus fondamental des travailleurs et des salariés souligné dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux . Notre organisation défend le droit au travail  et les intérêts économiques et sociaux des travailleurs manuels et intellectuels. Notre organisation met en priorité de promouvoir de tous les aspects  de leurs conditions de vie dont leur permettre de s'organiser. Et notre organisation tente de mener à bien le programme suivant:

-Mise en place des syndicats ouvriers démocratique et indépendant, le Promouvoir qualitative et quantitative des organisations syndicales et la consolidation intégral des droits syndicaux.

-La reconnaissance du droit de grève et le droit à des contrats collective.

-La sécurité et la garantie de l’emploi des travailleurs et des salariés et l’abolition des contrats temporaires dans les emplois qui ont un caractère continu et indéterminé.

-La garantie d’un salaire minimum pour  toute et tous, et l’augmentation des salaires et des prestations adéquates pour les travailleurs et l’augmentation de leur pouvoir d'achat.

- La levée de discrimination à l'embauche et du licenciement, la promotion de l'emploi et du travail salarial entre les femmes et les hommes, l'égalité de rémunération pour un travail égal, la création  des ressources, des possibilités et des opportunités d'emploi parité pour les hommes et les femmes.

-La sécurité sociale pour tous comprenant l'assurance maladie, le chômage, l'invalidité et à la retraite  pour les travailleurs et les salariés et ainsi  leurs familles. 

-Renforcement du contrôle et d’inspection pour appliquer le code du travail et la sécurité des équipements au travail, la santé des travailleurs et des salariés.

- Contribuer à la formation et au développement des coopératives d'habitation et de consommation des travailleurs grâce par l'octroi de terrains constructifs et des crédits, démocratisation de la sécurité sociale, le transfert de gestion des fonds de retraite sociaux à l'Union des travailleurs et des employés.

- fournir des droits à l’expression et à la participation des travailleurs et des employés au processus décisionnel dans les unités de productions par l'intermédiaire de leurs organisations professionnelles.

-Contraindre le gouvernement à accepter les conventions fondamentales de l’organisation internationale de travail.

3- Les droits des femmes

-Assurer l’égalité de droits entre hommes et  femmes est l'un des principaux piliers du programme de notre organisation. Pour assurer ces droits:

-Les droits constitutionnel, civil, pénal  doivent garantir des droits égaux  pour toutes les femmes à ceux des hommes dans tous les domaines.

-Adhésion inconditionnelle de l'Iran à la Convention et le Protocole facultatif à la Convention,  lever de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et l’application de la résolution 104/48 de l'Assemblée générale des Nations Unies, adopté le 23 Février 1994 (Déclaration d’interdiction  de violence contre les femmes).

-La loi doit sanctionner toute «violence contre les femmes», dans les domaines publics et privés. Le commerce, le viol et l'abus sexuel des femmes sous quelque forme et par quelque nom que soient  devraient être poursuivis. Toute loi qui permettrait le harcèlement psychologique, physique et sexuelle des femmes doit  être annulée et toutes les formes de violence contre les femmes soient interdites. Il faut prévoir la loi et les mesures de protection pour les femmes brutalisées, et des mesures nécessaires comme les services juridiques et médicaux, l'éducation et prévoir des logements sûr.  

-le code de famille et du mariage doit assurer la liberté et l'égalité des hommes et des femmes dans le mariage et le divorce, et d’obtenir leur participation et leur responsabilité dans tous les domaines et des affaires familiales. Toute forme de polygamie sous une forme permanente et temporaire (concubinage) doit être interdite. Appliquer strictement l'interdiction du mariage à un âge précoce, et l'âge minimum du mariage doit être de 18 ans. Il faut abolir la loi qui prive la citoyenneté des femmes iranienne qui se marient avec les étrangers. Les conflits conjugaux doivent être traités dans les tribunaux officiels et exclusivement par la loi de l'Etat. Les hommes et les femmes, en ce qui concerne la garde des enfants, les droits d’héritages et les droits de propriété doivent être égaux. L'État est tenu de fournir une éducation spéciale et des services de planification familiale pour les jeunes et de maintenir la santé des mères et réduire la mortalité de la grossesse qui conduit à l'avortement. L'accès des mères et des jeunes femmes  à des informations complètes et avoir des services du conseil en cas de grossesses non désirées, et toutefois le droit des décisions concernant la contraception et l'avortement doit être réservés aux femmes. Dans tous les cas, les femmes devraient avoir des services médicaux et de santé de qualité en cas de difficulté d'accès à l'avortement.

Le gouvernement doit mettre en œuvre des mesures visant à créer un environnement juridique, culturel et sociale approprié pour soutenir les femmes qui sont enceintes ou ont des enfants hors de mariage. Cependant, les parents doivent  avoir les mêmes droits et de responsabilités envers leurs enfants.

- pour « autonomisation » des droits des femmes, de la citoyenneté, l'indépendance financière et économique et le progrès de leur personne, le gouvernement doit adopter  des mesures spécifiques et appropriées dans différents domaines, culturels, éducation, la santé, l'économie, politique et le renforcement des organisations de femmes. 

- Dans les domaines de l'économie et de l'emploi, des femmes et des hommes doivent avoir accès à toutes les ressources, et toutes les possibilités professionnelles et financières en parité. Dans le code du travail, le principe du salaire égal pour un travail égal dans tous les secteurs économiques et professionnel doit être clarifié. La  discrimination à l'embauche et du  licenciement, à la promotion de l'emploi et de salaire et des primes devrait être interdite.

- Égalité des droits entre hommes et femmes à l'accès et l'utilisation de toutes les ressources, les installations, les opportunités et les domaines sociaux, l'éducation et les compétences, la santé, les sports, les arts et la culture doivent être garantis dès la naissance. Nous nous opposons à toute séparation sexuelle forcée dans ces domaines.

-Il faudrait que les femmes employées dans le secteur non officiel, comme les produits des ménages en ville, les manufactures rurales, les industries domestiques et les exploitations familiales rurales et les femmes travaillant dans de petites unités de fabrication aient le même salaire et le même droit  que les autres salariés officiels.

- Vêtements et parures sont quelque chose de personnel et aucune femme ne devrait être contrainte de dissimuler l'utilisation ou non-utilisation des signes religieux, culturels ou de l'origine ethnique particulière.

- Dans tous les domaines d'activité, la concurrence et la vie politique, les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes. Pour contrer toutes les difficultés existantes dans la participation des femmes à la vie politique et sociale, nous croyons que dans une période de transition, il faudrait avantager les femmes.

- Promotion de la culture et de la connaissance est quelque chose d'essentiel dans l'élimination des «discrimination sexuelle» et «la violence contre les femmes». Toutes les institutions sociales, culturelle, artistique et d’éducation formelle et informelle, des médias, de l'édition et d'autres organisations doivent faire des efforts dans la promotion de l'égalité des sexes. 

-Nous soutenons l'expansion et la consolidation « des organisations non gouvernementales des femmes » et des mouvementes indépendants des femmes. Nous croyons que leurs renforcements sont dans l’intérêt de droits et de revendications des femmes et un atout pour le développement de la démocratie.

-Renforcer les relations et les liens entre « les organisations non-gouvernementales » de l’Iran e à celles des régions et dans le monde est efficace et nécessaire pour avancer les objectifs et la victoire dans les mouvements des femmes.

4. Les droits des Enfants

-Abolition du travail des enfants.
-Ratifier le Protocole additionnel à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant d’interdiction d'enfants dans la guerre.
-Interdire toutes les formes de violence contre les enfants et prévoir des mesures juridiques visant à protéger les enfants contre la  violence.

5. Les droits des jeunes

Les jeunes constituent la majorité de notre société. En leur accordant toutes leurs revendications et désirs, la jeunesse de notre pays pourrait agir comme une force sociale puissante dans les domaines  des sciences, de recherches et d'action politique et pourrait avancer notre pays à grand pas. Notre société doit pouvoir éduquer une jeunesse dynamique, cultivé et plein d’espoir. À cet égard:

-Nous soulignons la liberté individuelle et sociale de notre jeunesse et la création d’une atmosphère propice à leur bonheur.

-Nous soutenons l’innovation, de nouveauté et de nouveaux styles dans la vie privée ou publique des jeunes, leur liberté de choix de l’habillement et de la diversité chez les jeunes.

- Le phénomène de mode parmi la population jeune est une tentative de reproduire les identités sociales différentes avec d'autres groupes d'âge dans la société. La tendance de la mode et de la beauté pourrait avoir un impact positif sur le bonheur, la vitalité et la modernité au sein de la jeune génération et sortir de la monotonie de vie et leur donner le sentiment d'être frais et moderne. Nous soutenons cette tendance dans la société, mais en même temps nous combattons la culture axée sur la consommation.

- Les  jeunes de toutes les  couches, classes et régions doivent avoir accès au cyberespace. Il faudra avoir la possibilité de libre échange d'informations et d'interdire le blocage des sites internet et les blogs.

- Les jeunes constituent la majorité de notre société tandis que le pouvoir et la politique est entre les mains d'âge moyen et de personnes âgées qui veulent  imposer leur culture et de mode de vie à la jeunesse. Pour pallier cette lacune, il faut régénérer la politique dans tous les domaines.

- Les jeunes doivent participer aux programmes adaptés à leurs problèmes.

-Il faudrait renforcer les organisations non gouvernementales des jeunes et par le biais de ces organisations ouvrir la voie de leur participation à la vie sociale.

- Nous affirmons le développement des bibliothèques et des espaces culturels et de loisirs pour les jeunes à maintenir la santé physique et mentale. Et nous voulons prendre au sérieux les besoins de la jeunesse dans les domaines de sports, de tourisme, de l'éducation, de divertissement, des relations sexuelles saines, de diversité, de l’ambition, de l'indépendance et de connaissance de soi.

- La toxicomanie chez les jeunes a pris une dimension excessive et est devenue un problème social. Le regard sur les toxicomanes comme les délinquants dans la communauté ainsi que parmi les dirigeants de la nation doit changer. Il faut traiter le toxicomane comme un malade et le soigner. Pour prévenir de toxicomanie de la jeunesse, il faudrait mettre en  œuvre l'emploi, l'éducation et le divertissement, leur donner d’espoir à un avenir meilleur, une meilleur sécurité et la possibilité d’avoir de la créativité, de croissance et de progrès dans la vie sociale.

6. Surmonter la discrimination nationale- ethnique

Surmonter la discrimination national- ethnique en Iran, est une question qui sans une solution approprier, Il n'y aura pas de démocratie en Iran. La suppression de toutes les disparités nationales-ethniques est une condition nécessaire de transition de l'Iran vers la démocratie et du développement. La question de l'intégrité du pays, la solidarité et l’union des iraniens dépendent à garantir l'égalité des droits pour toute la composante nationale- ethnique constituant la nation d'Iran. L’abolition de discrimination national- ethnique en Iran et le maintien d’Iran unis et démocratique, sont seule base des points historique forts et commun possible.

De nos points de vue :

-La structure décentralisée est une condition sine qua non pour la démocratie et les droits nationaux- ethnique du pays, et cela pourrait prendre diverses formes, y compris du fédéralisme.

Parallèlement, nous croyons en l'intégrité de la nation iranienne et la nécessité  de surmonter la discrimination nationale- ethnique dans le cadre d'un Iran démocratique. Nous pensons que l'usage de la force et de la violence dans les défis nationaux- ethniques devrait être déclarée illégal.

-Depuis bien longtemps, Il y a un langage commun dans les relations entre les gens, et la prospérité du pays est due de la créativité de tous les gens instruits d’ethnies et de langues de ce pays.

- Persan est comme une langue commune, la langue de tous les organismes gouvernementaux, la correspondance officielle de langue entre les provinces et les régions avec le Centre et les uns avec les autres. Nous pensons que toutes les langues ont les mêmes droits et il ne faut  imposer aucune restriction de leurs prospérités. Le gouvernement doit assurer les moyens nécessaires pour le développement des langues non persanes.

- Langue de l'éducation, de la culture et des médias dans chaque région  est la langue de la majorité de ses habitants. L'enseignement dans les régions se pratique de la langue de chaque région, mais le persan est obligatoire. Par ailleurs, Les minorités nationales-ethniques vivant dans chacune de ces régions ont le droit de jouir leurs langue maternelle. 

L’environnement

L’enjeu du développement durable exige la protection de la nature et de l'environnement et à la survie des générations actuelles et futures:

Air dans les grandes villes de l'Iran est gravement pollué et les habitants sont privés d'air pur à respirer. Le degré de pollution est tellement haut qui a causé la mortalité non négligeable. Cette pollution de grande envergure dans les grandes villes est due de circulation  sans précédent du nombre de voitures et de camions anciens, et d’urbanisation extrêmes et du développement du secteur immobilier. Et cela a conduit à la destruction d'espaces verts dans les villes et leurs environs. Pour faire face à cette catastrophe écologique, il est nécessaire  de changer la stratégie de l'industrie automobile. Pour mettre hors de circulation des vieilles voitures. Le gouvernement doit envisager des subventionnée ou d’autre encouragements pour leurs propriétaires. Il faut installer la technologie de pointe dans la production d’automobile et développer les transports en commun. Et également les politiques du logement et du développement urbains doivent  fonder sur les principes environnementaux, de la santé de l'air et de l'eau.

- Mise en place d'une industrie moderne fondée sur l'utilisation efficace de l'énergie et réduire l’émissions de l'air contaminée, et la planification des normes environnementales.

-  Transférer les industries émettant  des éléments chimiques et toxines hors de la ville. Mettre en œuvre des systèmes adéquats pour collecter des déchets urbains, et construire le système de traitement des eaux usées dans les villes, empêcher la pollution des rivières, des lacs et des étangs par les effluents industriels. Les entreprises doivent se conformer au respect de norme environnemental.

- Pour réduire l'utilisation des combustibles fossiles comme la seule source de l'énergie, il faut prévoir les technologies d’énergies renouvelables. Il est nécessaire de mettre en œuvre l'ensemble du système de récupération de recyclage dans le pays.

- En raison de l'exploitation abusive des forêts et des prés, celles-ci sont menacée par érosion des sols, l'avancée des déserts. Pour arrêter la destruction des forêts et des prés, il faut des règlements nécessaires.

- Un certain nombre de lacs et de rivières sont à sec. Pour compenser les pertes et faire revivre ces lacs et rivières, il est indispensable d'utilises d'outils scientifiques et d'expertise nécessaires et d'allouer le budget nécessaire et demander d'aide des institutions internationales sur l'environnement.

- Il est nécessaire que l’enjeu de l'environnement, soit introduit dans l'éducation et des livres, et les enfants soient familiarisés avec la culture de protection de l'environnement.

 

La Politique étrangère et de sécurité nationale

Notre programme sur la politique étrangère et de sécurité nationale est basé sur l’indépendance nationale et les intérêts nationaux, le développement durable, le renforcement de la position économique et politique dans la région et dans le monde. L’intégration à l'économie mondiale, une politique d’apaisement et de détente avec l’occident, la lutte contre l'hégémonie et le pillage par les grandes puissances et la défense contre des menaces extérieures à l’intégrité territoriale. Les grandes lignes de notre politique étrangère:

- La défense de la paix mondiale et le démantèlement  des armes de destruction massive.

- Soutien à la démocratisation des structures internationales, Y compris les  Nations Unies et renforcement des organisations non gouvernementales à l'ONU. 

- le respect aux traités internationaux et la contribution constructive à la résolution des problèmes  Globaux, en particulier des défis environnementaux.

- Etablir de relations des droits égaux  avec tous les pays.

- Promouvoir la détente, la coexistence pacifique et des relations amicales avec d'autres pays sur la base du respect mutuel et d'égalité des droits.

- Évitez la politique d'hostilité à l'égare d’Amérique et d'Israël. L'avancement vers une politique de coopération avec l'Union européenne et les États-Unis et la lutte contre les politiques hégémoniste et coercitive des grandes puissances et de relations  injustes dans le monde.

- Rejoindre la «Cour pénale internationale» et d'adapter sa base juridique dans les domaines concernés.

- Renforcer la position de l'Iran dans la région et du monde sur la base du pouvoir économique et politique.

- Prendre des mesures de sécurité- militaire nécessaire pour protéger l'intégrité territoriale du pays contre les menaces extérieures.

- Mettre fin à la présence de forces étrangères dans le golfe Persique, tentative  pour transformer la région à une région de paix et sans armes de destruction massive. Défendre le processus de démocratisation de la région, éviter l’incitation aux divisions ethniques et religieuses dans la région. Signer les traités d'amitié et de coopération avec les pays de la région, la tentative pour former des blocs économiques dans la région en coopérant  avec les pays voisins pour exploiter conjointement les ressources pétrolières et gazières.

- Défendre les droits du peuple palestinien et l'Etat palestinien et la reconnaissance d'état d'Israël.

- La lutte contre l'intégrisme et le terrorisme au niveau mondial et en particulier dans la région.

 

La cinquième partie

La mondialisation. Un autre monde, un monde meilleur est possible.

Les approches!

La mondialisation est la principale caractéristique de notre époque dans tous les aspects du flux de la vie humaine. L’enjeu de mondialisation, découle  du longue  processus historique, enraciné et répandu dans divers domaines de politique, économique, sociale, culturelle et de la communication, en balayant  à travers les frontières nationales et prends une forme dans le droit international. Le processus de mondialisation est ancien dont  aujourd'hui est apparue dans l'histoire moderne. Ses indices sont  des liens et des interdépendances accélérés  de la mondialisation (intégration globale).  Au cours de ce processus, les valeurs de paix, de liberté, d'égalité,  de la démocratie, les droits humains et la solidarité sont devenues des valeurs acceptées à l'échelle nationale et internationale. Le processus de mondialisation a conduit à une compression de l'espace et  du temps, et le monde est devenu un village où des liens peuvent se nouer dans le minimum de temps possible.

À la lumière du processus  de mondialisation, des acquis considérables sont réalisés  dans les domaines  sociaux et  des technologies, qui peuvent être au service  de l'humanité, aux aspirations  des valeurs et des idéaux humains d’une part, et d’autre part ces acquis peuvent être détourné et  être mis en dangers  par les grandes  pays dominant et les monopoles internationaux et surtout les monopoles financiers. Par ailleurs laisser le processus de mondialisation au marché comme le seul lieu de régularisation mettra en péril des acquis. Faute de consensus international pour la sauvegarde des acquis au profit de la justice, des droits égaux des nations, la coopération pour la paix mondiale et de l’environnemental, ces opportunités peuvent être contre productive.

Nous constatons que Le processus de mondialisation a pour conséquence de l’accroissement des productions de matériels et des spirituels, des richesses et des ressources humaines pouvant utiliser à la construction de la liberté,  la démocratique, équité et d’écologie d’une part et d’autre part nous constatons que la pauvreté, l'inégalité, la fracture des classes, la polarisation de la société, l'élimination et de destruction sociale et environnementale se propagent  et approfondissent, et  l'exploitation des travailleurs s’intensifie, le taux de chômage augmente et le fossé entre les gagnants et les perdants se  creuse.

Dans le processus de mondialisation, d’une part  le monde traditionnel est défié afin qu’il abandonne ses longue tradition de l'irrationnel et anti-développement, et d’autre part en réponse à la mondialisation, le dynamisme du fondamentalisme et du terrorisme s’intensifie.

Nous croyons que le processus de mondialisation est paradoxal et complexe, et celui- ci porte en lui la part  clair et sombre. Donc il est nécessaire que nous regardions le processus de mondialisation comme une reconnaissance des acquis de l'humanité  et également  de combattre sa part de sombre. Il faut tirer des profits des occasions qu'offre la mondialisation pour les idéaux, les valeurs et le développement du pays, et également la rendre plus humain. La mondialisation est quelque chose organisable. Confier le processus  de mondialisation au marché comme le seul mécanisme régulateur,  peut nuire davantage le visage du monde et intensifie les dimensions de la pauvreté, l'inégalité, l'élimination sociale, la polarisation sociétale, la dégradation de l'environnement et de l'exploitation de l’homme.

L'élément central de la prise de position par rapport au processus de mondialisation, est de dire qu’il possible d'intervenir et de la réguler.

Il y a trois approches vis-à-vis de mondialisation :

-L’approche qui rejette et ignore la mondialisation ;

-L’approche qui prétend et approuve le marché comme le seul et unique  lieu de régularisions ;

-L’approche qui propose une gouvernance  internationale pour organiser la mondialisation.

Nous soutenons la promotion des organisations internationales existantes comme un levier pour atteindre à une gouvernance internationale pour régulariser le processus de mondialisation. Nous affirmons  le rôle des Etats-nations dans l'organisation du processus de mondialisation.

Il nous semble qu’on peut organiser, régulariser et gouverner le processus de mondialisation le plus démocratique et le plus équitable. Nous croyons à la possibilité de renforcer le rôle des ONG et des mouvements sociaux, et le nivellement de la répartition équitable du pouvoir, de la richesse,  des chances et des informations dans le processus de mondialisation et de démocratisation des institutions internationales.

Nous nous opposons à la mondialisation néolibérale, avancée par néo conservateurs, des gouvernements de droite conservatrice, les sociétés transnationales, la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. La mondialisation néolibérale est en faveur de la minorité riche et au dépense de la majorité de la société humaine.

Nous soulignons sur le processus de mondialisation là où les citoyens du monde prennent la part activement et librement dans les décisions économiques, de l'emploi, de productions, de social et de politique local, régional et mondial.

La mondialisation offre des opportunités pour les pays en développement, y compris pour notre pays. Il mérite qu’on détermine un plan adéquat pour tirer parti des opportunités et contrecarrer des défis du processus de mondialisation. Le retard  décisionnel dans ce domaine mènera notre pays au rang des pays arriérés.

Nous sommes contre l’unilatéralisme au niveau mondial et la tentative de certains pays et de l’union qui se placent comme le gouvernant mondial. Nous soutenons le multilatéralisme au niveau mondial.

Nos principes dans le processus de mondialisation.

Nos valeurs dans le processus de mondialisation sont : La sauvegarde de la paix internationale et de la sécurité, la liberté, les droits de l’homme, l’Etat de droit, la démocratie participative, la justice sociale et l'équité, la performance économique et le développement durable et humain, la protection de l'environnement, l'égalité de citoyenneté du monde, les traités internationaux, la paix et la solidarité internationale.

Nous, en tant qu’une force de gauche démocratique, soulignons  sur  le processus démocratique de la mondialisation et sur les valeurs démocratiques et socialistes.

Les forces  organisatrices "d’un autre monde, un monde meilleur". 

Nous pouvons, dans les défis mondiaux dans divers domaines organisationnel  "un autre monde, un monde meilleur", un monde fondé sur la paix, la liberté, la justice sociale, la démocratie, la solidarité et le développement durable, compter  sur les forces suivants :

- Les Partis politiques de gauche démocratique, les démocrates, les verts et  les cercles social progressistes et pacifique dans le monde.

-Les gouvernements sociaux  démocratiques et libéraux en Europe qui s’opposent au processus de mondialisation par le marché comme le seul lieu organisationnel, et les gouvernements de gauche démocratiques qui garantissent la liberté, la démocratie et la justice sociale ;

-Les travailleurs, les salariés et les classes moyennes et les petits et moyens patronats ;

-Les ONG qui luttent pour l'ordre international et la justice, la démocratie et l'égalité ;

-Les Mouvements sociaux nationaux et transnationaux qui sont opposés à la mondialisation néolibérale et  plaident pour  un " autre monde", comme (le forum international, le «Occupy Wall Street»…).

Les leviers du renforcement de citoyenneté du monde et la démocratisation des relations internationales :

-Nous soutenons la Charte "99" intitulés « Nos appels à la responsabilité internationale, l'égalité, la justice, la démocratie et le développement durable ».

-La promotion d’Etat du droit au niveau international, la transparence et la primauté de loi au niveau international, du niveau local au niveau mondial, la démocratisation de l'Etat et la promotion de la gouvernance démocratique à travers des institutions transnationales, les ONG et les mouvements sociaux. Etablir et renforcer des réseaux d'ONG.

-Le changement démocratique de structure des Nations unies pour promouvoir  le rôle de chaque membre, la formation du Conseil de sécurité par élection, l'établissement de la sécurité humaine (coordonner les politiques du  développement humain), Assemblée mondiale de la société civile, le renforcement des organes des Nations Unies capable d’assumer ses responsabilités. Établissement  et le renforcement des forces permanentes pour le maintien de la paix et de la Force civile. Renforcer le contrôle sur la transaction des armements  et de les superviser, de combat décisif  contre le terrorisme, contre  le crime organisé et les réseaux de trafiquants et de mettre un terme la guerre contre les nations, les peuples, les races et les crimes contre l’Humanité.

-Promotion des droits de l’homme au niveau de sécurité, le renforcement des institutions des droits de l'homme internationales afin qu’elles puissent s’impliquer dans le respect des droits humains par les gouvernements. 

-La démocratisation des relations internationales entre les Etats et les peuples et l'expansion et l'approfondissement de la démocratie représentative vers la démocratie participative, directe et social.

-Annulation des dettes des pays pauvres, les engagements et les politiques visant à réduire la pauvreté mondiale et d'arrêt des programmes néolibéraux. Des nouveaux  outils pour créer des investissements dans les infrastructures (santé, éducation, aide sociale, etc.)

-Elaboration de lois et des règlements obligatoires pour la conduite des sociétés transnationales, des mécanismes fiscaux internationaux tels que les impôts sur les marchés boursiers internationaux et les transferts d'argent, et dédier ses recettes  à la lutte contre la pauvreté, le sida, illettrismes, la  protection de l'environnement et l'aide aux pays en développements.

-Concevoir des mécanismes à la fois  encourageants et contraignants comme une règle internationale qui lient les intérêts économiques et les droits de l’homme, et aussi le commerce et les activités économiques avec la protection de l’environnement, les poussant à travers les normes de protection sociales et environnementale.

-La levée de discrimination entre les sexes et d'assurer l'égalité des droits entre hommes et femmes.

-Accessibilité pour tous les utilisateurs des logiciels et internet  pour la créativité individuelle, l'interaction et l'enchevêtrement  des cultures, et la liberté  vis-à vis de la domination et d’hégémonie des monopoles sur les technologies informationnelles.

- Coopération syndicale transnationale, le renforcement de la solidarité internationale et de pensé  globale et multiculturisme.

-«Un autre monde, un monde meilleur" est possible si nous travaillons et organisons ensemble  pour construire "un autre monde, un monde meilleur».

Les problèmes mondiaux

Parmi de nombreux problèmes existants dans le monde, nous ne citons que les deux le plus importants entre autres:

Energie 

1-La transition des énergies fossiles et nucléaire comme la principale source de combustibles vers les énergies renouvelables. Elle est non seulement nécessaire mais inévitable. Nous soutenons et encourageons  cette transition au niveau national et international.

2-Cette transition nécessite d’une organisation, de l'infrastructure adéquate et de programmation au niveau mondial.

3-Nous soulignons la transition progressive vers l’énergie renouvelable, en tenant compte de "coûts total" (économique, social et environnemental) et en particulier dans les pays utilisant des combustibles fossiles ou  de «bases nucléaires".

4-Nous plaidons pour une organisation mondiale qui puisse organiser l’enjeu d’énergie et fournir une évaluation fiable de l’offre et de demande de l'approvisionnement énergétique dans le monde, encourager les gouvernements à optimiser la consommation d'énergie, coordonner les recherche et  les développements et la production d'énergie renouvelable et plus important encore, de mettre en place une infrastructure pour la question énergétique mondiale.

5-Nous sommes pour la création d’un réseau (production et distribution) d'énergie globale basée sur les énergies renouvelables avec la priorité sur les points suivants :

6-Investissement dans ce réseau  en priorité dans les pays potentiellement disposé pour la production des énergies renouvelables.

7-la planification de l'allocation des ressources nécessaire  pour la recherche de réseau.

8-Encourager les pays à investir et à coopérer dans le développement et la mise en œuvre d'un réseau national et international.

La Cour pénale internationale

1-Nous estimons la création  de la Cour pénale internationale pour le but de parvenir à la justice et de mettre un terme  à la tentative d'échapper à la punition et vers l'évolution du droit international.

2- Nous exigeons que tous les pays membre des Nations Unies et surtout les trois membres permanents du Conseil de sécurité qui ne sont pas adhéré à la « Cour pénale internationale » d’y rejoindre.

3- Nous demandons que la Palestine soit admise par l'Assemblée générale des États membres de la «Cour pénale internationale», comme un État.

 4-Nous exigeons que la «Cour pénale internationale» déclare le déploiement d'armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, comme le crime de guerre.

Annexe :        

L’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)

Extraits du Plénitude historique de la vie de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)  et son statut d’aujourd'hui

L’Organisation des Fadaïan du peuple d’Iran(Majoritaire) est le résultat de l’évolution historique du courant « FADAI DU PEUPLE » vers la gauche démocratique avec  des idéaux du socialisme démocratique.

Une partie de plus grand nombre d'héritiers du mouvement  «des guérilleros  du FadaÏ du peuple d’Iran » a poursuivi ses activités dans les deux premières années après les événements qui ont suivi la révolution 1357(1979), sous la nouvelle identité de « L’Organisation des Fadaïan du peuple d’Iran(Majoritaire) ».

Le maintien d’identité du « Fadaï du peuple » dans l’Organisation est pour le respect de commémoration de ses aspirations historique, et déclaré «la majorité» se réfère uniquement à ses bases, qui étaient le résultat de l'évolution théorique – politique  dans les premières années de la révolution.

La première décennie: les années de lutte armée.

Le courant révolutionnaire  des" guérilleros du FadaÏ du peuple d’Iran "  était un mouvement des jeunes insurrectionnel  marxiste qui menait la lutte armée  pour renverser le régime du Shah en vue de réalisation du socialisme et  d'établir « le gouvernement du peuple» en Iran. Ce mouvement radical qui constituât  l’émergence de la partie principale de la lutte armé en Iran, était  le produit d'une décennie de pensée et d'action de la jeunesse émancipatrice de gauche venant en grande partie du cercle estudiantin et universitaire…. La vie et la formation des initiés de ce mouvement, d’une part, affectés par la radicalité du combat dans le monde de l’époque (des années 60): les révolutions  violence de masse, les mouvements de guérilla en Amérique latine et dans les mouvements de libération  nationale et surtout dans notre région, et d'autre part influencés par certaines nouvelles idées  de gauche dans le monde…... "Les guérilleros du Fadaï " étaient l’enfant de l'époque des révolutions, des approches et des rebelles révolutionnaire dans le monde et aussi la réaction courroucée de la violence du régime (shah) en Iran. … Les" guérilleros du Fadaï du peuple d’Iran" ont eu une indépendance vis-à-vis des deux pôles communistes et en  même temps exprimaient sa solidarité internationale avec les mouvements révolutionnaires et ont opté  la méthode  radicale  dans leurs stratégies et des tactiques de combat. Par ailleurs, des" guérilleros du FadaÏ  du peuple d’Iran"  ont  adhéré aux principes du marxisme-léninisme. Ces deux éléments représentaient à la fois les lignes distinctes et partagées des" guérilleros  du Fadaï du peuple d’Iran"  avec la précédente génération de la gauche….  .

Au prix de leurs sacrifices dans la lutte contre le régime dictatorial du Shah, les" guérilleros du Fadi du peuple d’Iran», ont réussi  dans un court du temps à prendre une position  centrale dans le mouvement de la gauche Iranienne,  est devenu une axe  la plus  attirante des forces de gauche. Bien que le régime du shah a pu assassiner plus de 200 membres des guérilleros du fadaï  du peuple d’Iran et ses quatre directions collégiales pendant les  différentes  périodes, mais ces assassinats  n’ont pas pu d’arrêter la vie politique des guérilleros….  . Après la révolution et dans le nouvel contexte politique, " l’organisation des guérilleros du fadaï du peuple d’Iran», a eu le soutien d’une grande  partie de la société séculières et les travailleurs avant-gardistes  et progressistes. Et l’Organisation est devenue un  point d'espoir et de soutien aux soulèvements et les mouvements démocratiques et de nouvelles revendications. Par conséquence, l’Organisation a apparu  comme la plus grande de l'opposition  au nouveau régime théocratique, et donc pris d’ampleur  dans la nouvelle situation politique- sociale… .

Après la création de la République islamique

Dans les premières années après la révolution, l’Organisation en tant qu’une de plus grande organisation de gauche en Iran, a adopté de nouvelles mesures politiques – organisationnelle. Elle a pris la part dans la constitution au nouveau système politique dans le pays. Mais l’Organisation n’a pas participé au référendum plébiscité par le nouveau pouvoir pour «  oui » ou « non » à "La République islamique " à cause de son contenu ambiguë et de méthodes de vote antidémocratique et aussi en raison du processus  rédactionnel de la constitution antidémocratique de la République islamique….   . Mais dans la première année de la présence  avec de grande ampleur du mouvement politique- social, l’Organisation a confronté  à des situations très difficiles découlant  d’une part de la souveraineté incontestée du régime  populisme religieux et d’autre part du combat interne au sein du pouvoir entre les factions. Donc  L’Organisation a été  prise dans l'étau qui la plongea  dans la crise identitaire, théorique, politique et méthodique….

Les divergences  théoriques et politiques graves sont survenues dans les rangs de l'Organisation, tant des défis théoriques et méthodiques laissés par l'ère de la lutte de guérilla et que à cause de tensions découlant de la crise survenu après la révolution dans la société  et des caractéristiques de la pensée et du comportement non-démocratiques. En définitive, la première scission a eu lieu au printemps 1358(1979) avec le nom des " guérilleros du Fadai  du peuple ". Mais suite du plénum à l'automne 1358(1979), deux courants se distinguent. Et finalement ces deux courants ont fait la scission à la fin du printemps1359(1980) aboutissant en deux parties, dont la «  majorité » et la  « minorité ».

   Au cours de 1359-1360(1980-1981), la «majorité»  a  essayé de s’organiser totalement  comme une organisation politique et d'intervenir activement dans l'équation politique du pays et devient comme une force politique en accompagnant  diverses  activités sociale- politique dans le pays et en premier lieu  parmi de classe ouvrière et laborieuse….  . Mais cette volonté à l’orientation raisonnable sous l'influence du nouveau contexte et complexe d'une part, et les faiblesses de capacité  intellectuelles de la direction  de l’Organisation pour expliquer le processus de la révolution et le manque de la théorie adéquate  pour expliquer l’émergence de nouveau Etat suite de la révolution d’autre part,  ont causé le manque d’esprit créative. Pour sortir de la crise, la direction s’expliquait  par la pratique courante de la formule «mouvement communiste international». Selon ce choix, l'approche théorique du champ de l'analyse  était de la lecture officielle d’idéologie marxisme-léninisme, de l’acceptation de l'internationalisme prolétarien  du «socialisme réellement existant». Et de point de vue de politique, l’Organisation a entreprise, selon une évaluation  erroné, la politique «de l’union – critique » vis-à vis de la République islamique,  en espérant d’éventuel  « épanouissement » du régime et de surmonter sa politique réactionnaire. Par conséquence, l'émergence de l'Union avec un  régime fondamentaliste et anti démocratique. Selon cette politique d’illusionniste, la politique monopoliste et réactionnaire du  Gouvernement, est considéré apparemment secondaire vis-à vis de  la défense des intérêts des «opprimés» et  de sa politique anti-«puissances d’impérialistes»… !!!

Le scepticisme  profonde par rapport de la démocratie et de sous-estimer l'importance de la relation indissoluble entre la liberté et la justice sociale, ont marqué à cet époque les points communs de la pensé et de pratique avec le régime religieux  tyrannique et «anti-étrangers». Et finalement l’adoption d’une telle politique de «l’union- critique» a pris le jour  dans la vie pratique de l’Organisation….  . Cette orientation, a frappé et endommagé  sérieusement le prestige combatif de l’Organisation et a empêché de jouer son rôle vital  en tant  que de Gauche démocratique dans la vie sensible à la politique du pays.

La deuxième décennie: la renaissance des années quatre-vingts, la transformation démocratique!

Au début de l’année 1362(1983), le regard critique vis-à vis de soutien  politique à la République islamique et ensuite par rapport à la base de théorie conduisant au soutien, et finalement la révision générale ont pris le corps dans l’Organisation et ainsi dans les relations au sein et en dehors de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire). Bien que ce ne fût pas la voie facile, mais un processus d'examen contenant de sa politique passé  dans la pensée et l'action, s’agissait : Se débarrasser de l'adhésion idéologique, revoir le concept de la modernité, de la démocratie, une compréhension profonde de la liberté, et rejeter toute forme d'Etat idéologique. En d'autres termes, un nouveau regard  de l’organisation par rapporte de liberté et de la démocratie étant  des acquis  historiques pour toute l'humanité. Et en même temps l’adhésion profonde et créative de l'Organisation à ces deux paramètres et son engagement et son choix social en faveur de la justice sociale, la liberté et du socialisme…  .

L’Organisation ne conçoit plus le socialisme dans la «dictature du prolétariat» comme le seul paradigme du socialisme, mais comme un dialogue  dans le cadre d’un système de valeurs fondé sur la liberté et la justice et d’un processus de prise de conscience…  par ingénierie sociale délibérée et progressive, dont nécessairement  sur la base historiquement fourni, et avec le développement des valeurs socialistes et la participation démocratique et libre des forces concernés et à la lumière de développement culturel et de la technologie avancé. Un paradigme combiné du programme et de la politique qui, logiquement nous commande que : La démocratie dans tous ses aspects politique, économique et sociale  soit développée, approfondi  et consolidée  de manière ciblée et soutenue; le contenu  du combat politique nationale soit orienté  contre la dictature religieuse et de son remplacement par la démocratie et la liberté pour tous; Les  bonnes relations avec tous les partis et mouvements politiques soient basés sur l'acceptation de l'existence de l'autre groupes politique et la compétition démocratique entre eux ; et de leurs  programmes proposés dans le fonctionnement du parti politique et de l’Organisation ; les principes d’actions à l'intérieur et à l'extérieur  soient cohérents les uns avec les autres ; des comportements et des relations démocratique soient la règle et la condition sûr pour la gestion au sein du parti. De comprendre l'interdépendance de la démocratie, de la liberté, de la modernité et de la justice sociale, et les liens entre la liberté et la justice sociale  et la démocratie avec  le socialisme. Et d’accepter que le socialisme n'est possible que sur la base de la croissance et du développement. …  .

Et aussi il faut tenir en compte que les années 80 étaient des années de la douleur de perdre de nos chers camarades. Dans ces années des centaines des camarades membres des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire) sont assassinés  pour cause de leurs idéaux, pour la liberté et humaniste. Le plus haut niveau des meurtres de ces décennies sombre après l’instauration du régime islamique en Iran revient à la tragédie nationale de l’été et d l’automne 80 dont sur l’ordre de l’ayatollah KHOMEINI, un grand membre des Fadaïans  avec des milliers autres de personnes appartenant d’autres partis et organisations d’opposition ont été massacrées.

La troisième décennie, la décennie de l’institutionnalisation de la démocratie au sein de l’ORGANISATION.

Au cours de cette décennie, des efforts considérables ont été entrepris pour examiner le manque d’esprit critique et aussi l’abondance de la pensée et des idées pratiquées précédente dans l’Organisation et les remplacer par de nouvelles idées et de nouvelles approches politiques et administratives.

Cette décennie coïncide avec le premier congrès de l’Organisation dans lequel celle-ci annonce sa rupture avec la longue période de la vie politique précédente et en optant de la nouvelle pensé et pratique dans l’Organisation. Dans ce processus général, le processus de restauration de confiance dégradé avec les autres  mouvements démocratique iranien a été accéléré et aussi les membres de l’Organisation se sont engagés d’instaurer leurs relations internes sur la base du pluralisme politique de gauche.

Les acquis profonds et mis à jour de l’Organisation, La quatrième décennie de l’Organisation,

Cette décennie est les efforts de l’Organisation pour approfondir ses acquis intellectuels et relationnels en renforçant ses liens dans le nouveau contexte social-politique en Iran. Entrée  de l’Organisation dans les initiatives politiques pour parvenir des alliances et des coalitions nécessaires face à la tyrannie et le fondamentalisme religieux, des efforts pour promouvoir la démocratie et faire reconnaitre son importance en tant que le centre du discours de l'unité nationale et de renforcer le front de l’opposition des républicains séculaires dans leurs orientations politique contre la dictature religieuse, des efforts pour l’ émergence de  gauche démocratique et forte dans le domaine de la lutte sociale, à travers de l'harmonie et de la coopération entre les militants de gauche, la prise d’orientation  en faveur des alliances  et les projets visant  à l’unité de  gauche démocrate et socialiste Iranien pour former un parti unique de la gauche démocratique en Iran. La présence active dans les campagnes de lutte contre les discriminations politique et culturelle du pays. La participation des militants et des sympathisants de l’Organisation dans le processus d'établissement  et de renforcement  des organisations de la société civile(ONG) comme le garant de maintien de la démocratie du pays. Et enfin  la restructuration  et la reconstruction des relations avec des forces et des institutions étrangères dans l'intérêt national et démocratique du pays, sont  parmi d’autres changements survenus dans la vie politique de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran (Majoritaire) de cette décennie.

Et maintenant, 

Approfondir les acquis déjà obtenus et continuer le dynamisme à la rénovation et à la modernité dans la pensée et l'action, explorer le rajeunissement de l’organisation. Tous ces programmes sont à l’ordre du jour de l’Organisation en restant fidèle aux aspirations initiale des fondateurs  du mouvement « Fadaï du peuple » et ses membres et ses activistes à présence. Avec ses quarante ans  d’existante, l’Organisation a montré sa capacité et sa force pour soutenir le changement et les développements politiques du pays et en s'appuyant  sur le fait et la réalité de mettre ses expériences à la disposition de la gauche démocratique en Iran. Les efforts programmatiques, politiques et organisationnels de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran (Majoritaire), ont pour le but d’émerger une gauche démocrate et unie dans la scène politique et sociale d’Iran. Et tout cela explique la volonté de la gauche démocrate pour un avenir meilleur.

 

منبع: 
خلاصه برنامه سازمان فدائیان خلق ایران (اکثریت) بزبان فرانسه
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